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Euro/dollar : un nouveau rallye haussier est possible à 1,3833

Euro/dollar : un nouveau rallye haussier est possible à 1,3833




Sur fond d’instabilité géopolitique à l’Est, le rallye se poursuit sur l’euro/dollar.

La guerre n’aura pas lieu

Nul ne peut réellement prévoir les prochains développements de la crise ukrainienne, ou plutôt de cette « annexion en douceur » de la Crimée par Moscou. Néanmoins, un grand nombre d’indices laissent penser qu’aucune partie en jeu ne souhaite s’engager dans une guerre que certains, à tort, ont annoncée comme « inévitable ». La lutte se joue et se jouera plutôt sur les terrains diplomatiques voire économiques. En ces temps de crise économique, tant pour l’Union européenne que pour la Russie, rappelons quelques faits autour de ce dossier qui agite fortement les opérateurs boursiers depuis bientôt trois semaines.
Fait loin d’être anecdotique, les portefeuilles des oligarques russes et ukrainiens ont littéralement fondu de 12,8 milliards de dollars en l’espace d’une journée : le lundi 3 mars. Certes, une partie de ces pertes semble déjà récupérée… mais une partie seulement. Pour ces influents oligarques, les tensions qui agitent actuellement la Crimée ne sont pas bonnes pour les affaires. Citons notamment l’exemple le plus frappant de cette raclée boursière : celui de Vladimir Lissine, huitième fortune russe et maître incontesté de l’acier russe. Son entreprise, le géant NLMK, a reculé de plus de 7% en Bourse lors de ce lundi noir version russe. Lissine a ainsi perdu 1,2 milliard de dollars (soit 873 millions d’euros) en l’espace de quelques heures.
Certes, Vladimir Poutine semble indétrônable et incontestable dans son pays, mais il serait naïf de penser que les oligarques comme Lissine n’ont aucun impact sur ses décisions. Par ailleurs, lors de l’écriture de cette analyse, nous apprenons que l’OCDE serait sur le point de remettre en cause le long processus d’adhésion de la Russie à l’Organisation, une négociation latente qui dure depuis près de vingt ans. Toujours est-il qu’aucun des deux « blocs » n’a un intérêt à entrer en guerre, au sens littéral du terme. Pour rappel, la Russie est le deuxième plus grand fournisseur mondial de gaz naturel et de pétrole, dont les exportations respectives s’élèvent à 19 et 16% des exportations mondiales.
La Russie est également un acteur majeur sur le marché des métaux précieux. Quand on connaît l’intérêt du palladium et du platine pour l’industrie automobile mondiale, on ne peut imaginer une seule seconde une rupture nette des exportations russes de ces matériaux en réponse aux possibles sanctions occidentales à venir. La Russie, comme l’Ukraine, est par ailleurs un immense exportateur de produits agricoles. Si les tensions sur la mer Noire s’accentuent, sans forcément mener à une guerre ouverte, les ports russes et ukrainiens pourraient tout de même limiter leurs activités, engendrant une baisse du surplus mondial de maïs et de blé.

Euro/dollar : un nouveau rallye haussier est possible à 1,3833

Côté européen, nous sommes extrêmement dépendants de ces exportations russes puisque ce partenaire représente 50% de nos approvisionnements en pétrole et pratiquement 30% de ceux en gaz naturel. Côté russe, l’UE pèse pour 60% des exportations en pétrole et pour près de 80% des exportations en gaz naturel. En somme, d’un point de vue économique, aucun des deux blocs n’a intérêt à ralentir, ne serait-ce que légèrement, ses activités commerciales. Cela est d’autant plus vrai que la Russie, comme l’UE, peine à maintenir un taux de croissance positif. Personne ne peut se permettre une guerre ouverte.

D’un point de vue géopolitique, si le malheur des pays pauvres est d’avoir des ressources pétrolifères, celui de l’Ukraine est d’avoir toujours été divisé en deux entités quasi-distinctes depuis l’indépendance du pays en août 1991, suite à la chute de l’URSS. Ici, les distinctions sont religieuses, linguistiques et géographiques. Il ne peut y avoir de réponses manichéenne à la situation, pas de « bons » Ukrainiens à l’Ouest, et de « mauvais » à l’Est. Les choses, souvent résumées ainsi de notre point de vue occidental, sont évidemment bien plus nuancées et complexes. Ces divisions sont d’autant plus massives quand on les replace dans leur contexte : l’Ukraine est frontalière avec son ancien occupant, un voisin géant et pour le moins envahissant, comme le rappelle l’épisode géorgien de 2008…

La solution, si solution il y a, ne peut être que d’ordre politique et économique avec ce difficile exercice qui sera celui des sanctions occidentales : comment contraindre Poutine sans anéantir le peu de croissance économique qu’il nous reste ? Pour l’aspect politique, un référendum est justement prévu le 16 mars prochain en Crimée. Les citoyens sont appelés à se prononcer sur leur volonté de se rattacher à la Russie ou à ce que la propagande locale appelle déjà la « menace fasciste de Kiev ». Cette propagande est notamment véhiculée à grand coup d’affiches représentant une double carte de la Crimée : l’une sur fond rouge arborant une Svastika noire (la croix gammée nazie), l’autre recouverte du drapeau russe. Ces affiches prennent d’autant plus de sens quand on sait que les quelques médias indépendants émettant jusqu’à présent en Crimée sont tous fermés depuis quelques jours : seuls les relais émettant depuis la Russie sont reçus par la population locale.

L’issue de ce référendum ne fait nul doute. Plusieurs observateurs internationaux s’attendent déjà à des fraudes massives. Mais ces fraudes seront-elles nécessaires ? En effet, 60% des Ukrainiens de Crimée sont d’origine russe, et selon un sondage « officiel » local (à prendre avec des pincettes), quelques 70% des citoyens ukrainiens de Crimée seraient favorables à un rattachement à la Russie. Au-delà de ce désir, cette péninsule renforcerait pour Poutine sa mainmise militaire sur la Mer Noire et son accès à la Méditerranée. Le calcul est froid et subtil, mais à ce stade, une issue par voie électorale semble le seul élément de résolution (apprécié par certains, condamné par d’autres…) comme peut l’être le train de sanctions occidentales annoncé par Laurent Fabius le lundi 10 mars sur France Inter.

Analyse Technique euro/dollar

Euro/dollar : un nouveau rallye haussier est possible à 1,3833

Le rallye se poursuit sur l’euro/dollar (EUR/USD). Selon la théorie des vagues d’Elliott, la légère consolidation en cours ressemble à une vague 4 suivant une plus forte vague au sein de la tendance actuelle (la vague 3). Pour le moment, la zone de support la plus pertinente est distinguée par les retracements de Fibonacci à 23,6% et à 38,2% mais également par la limite inférieure du canal ascendant (représenté en bleu). Si la tendance haussière du marché parvient à se maintenir, nous pouvons nous attendre à un autre rallye haussier à partir de 1,3833. Seul un mouvement sous 1,3630 pourrait modifier ce scénario et le transformer en une simple correction ABC. L’euro semble particulièrement suracheté, et le dollar particulièrement survendu. Il conviendra donc de surveiller les prochaines publications macroéconomiques et, la semaine prochaine, la réunion mensuelle du FOMC, ainsi que les prochaines déclarations des responsables influents de la BCE (Draghi, Cœuré, Mersch …).

Présentation de l’oscillateur MACD

Certains chartistes utilisent conjointement deux oscillateurs de période différente, comme on le fait avec les moyennes mobiles. Un signal d’achat est obtenu quand l’oscillateur de court terme passe au-dessus de l’oscillateur de long terme, et inversement pour un signal de vente. D’autres préfèrent calculer une moyenne mobile de l’oscillateur et s’intéresser aux croisements entre les deux courbes.
Mis au point par l’Américain Gerald Appel, le Moving Average Convergence Divergence (MACD) utilise ce dernier procédé et se construit en deux étapes. La première consiste à calculer l’écart absolu entre deux moyennes mobiles exponentielles, l’une à 13 périodes et l’autre à 26. Ensuite, et afin de mieux percevoir les situations où l’oscillateur se retourne, on lui ajoute une moyenne mobile à 9 jours.
Le croisement des deux courbes donne un signal d’intervention selon le schéma classique qui sera également renforcé par le phénomène des divergences : le signal de vente étant d’autant plus fiable que l’intersection a lieu après avoir formé une divergence baissière. Inversement, le signal d’achat sera d’autant plus fiable que l’intersection aura lieu après avoir formé une divergence haussière.

Euro/dollar : un nouveau rallye haussier est possible à 1,3833

Au premier semestre 2007, la divergence baissière entre le BEL20 et son MACD fragilise la configuration technique de l’indice belge. En 2008, la convergence baissière entre les deux courbes n’incite pas encore à des prises de position acheteuses ; l’indice perdra encore 25% de sa valeur avant d’amorcer une nouvelle tendance haussière.

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