Comment investir dans le pétrole en 2024 ?

Comment investir dans le pétrole en 2024 ?




Quelle est la valeur du pétrole ? Comment varie le prix du pétrole ? Pourquoi le cours du pétrole baisse ou augmente ? Faut-il investir dans le pétrole en 2024 ? Quelles sont les différentes manières d’investir dans le pétrole ? Explications et conseils pour investir dans le pétrole et trader l’or noir en 2024. Retrouvez aussi notre comparatif des courtiers en Bourse permettant de se positionner sur cette matière première très particulière.

Pétrole : définition et lieux de production

Le pétrole, du latin petroleum, vient du mot grec petra, qui signifie « roche », et du mot latin oleum, qui signifie « huile ». C’est une roche liquide d’origine naturelle composée essentiellement d’hydrocarbures. Matière première du secteur de l’énergie, elle occupe une place majeure dans nos économies industrialisées.

Les principaux pays producteurs de pétrole sont : les États-Unis, la Russie, l’Arabie saoudite, le Canada, la Chine, l’Irak, le Brésil, l’Iran, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Mexique.

Top 10 des pays producteurs de pétrole en 2024

Top 10 pays producteurs petrole 2024

source : Trading Economics

Comparatif courtiers en ligne pour investir dans le pétrole

Pour investir dans le pétrole, les courtiers en ligne mettent à votre dispositions une offre de produits dérivés et des fonds qui vous permettront de vous positionner sur le cours du Brent ou le cours du WTI. Via un courtier Bourse, il vous sera aussi possible d’investir dans les actions en Bourse de sociétés pétrolières.

Retrouvez ci-dessous notre comparatif des courtiers en Bourse pour investir dans le pétrole en 2024 et se positionner sur les matières premières via les produits dérivés, ETF, OPCVM ou actions en Bourse des compagnies pétrolières.

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Brent et WTI : cours du pétrole du jour


L’unité de référence du pétrole est le baril. Peut-être vous demandez-vous : qu’est-ce qu’investir dans le pétrole Brent ou comment investir dans le baril de pétrole WTI ? Sur les places boursières, on emploie en effet les termes de baril de Brent et de baril de WTI. Dans les deux cas, il s’agit d’un baril de pétrole, soit 42 gallons américains, qui correspondent à environ 159 litres de matière première, mais la composition du pétrole n’est pas identique entre le Brent et le WTI.

Le WTI, West Texas Intermediate, est le standard de référence du pétrole des États-Unis. C’est le type de pétrole standard utilisé pour fixer les prix auprès du NYMEX. Par sa composition, le WTI est souvent utilisé pour la production de Diesel/Gazole.

Au 04/03/2024, le baril de WTI se négocie au prix de 80,04 $.

Le Brent, quant à lui, tire son nom de l’acronyme de différents gisements pétroliers de la Mer du Nord (Broom, Rannock, Etive, Ness et Tarbert). Léger et moins sulfuré que le WTI, il permet de fixer les prix de plus de 2/3 des pétroles négociés.

Au 04/03/2024, le baril de Brent se négocie au prix de 83,73 $.

Au-delà des lieux de production, les grandes différences entre le Brent et le WTI sont les lieux de stockage. Même si le Brent et le WTI sont fortement corrélés, le lieu de stockage joue un rôle important dans le prix du pétrole ; en effet, une baisse de la demande en pétrole des pays à proximité des lieux de stockage pourrait impacter le cours du Brent plus que le WTI (par exemple, pour l’Europe).

Le facteur géopolitique peut lui aussi avoir un impact sur les prix du pétrole et particulièrement sur les différences de prix entre le WTI et le Brent quand il y a un conflit en Amérique ou en Europe (comme actuellement avec la guerre en Ukraine ou les tensions géopolitique au Moyen-Orient).

Les cours du pétrole sont relativement corrélés aux indicateurs fondamentaux mesurant l’activité économique mondiale. En effet, une baisse du PIB des pays importateurs de pétrole entraîne généralement une baisse du prix du baril. Ceci s’explique par une demande de pétrole en baisse de la part des industriels quand l’activité économique ralentit, les prix étant soumis à la loi de l’offre et la demande. Ainsi, les prix du pétrole baissent quand les opérateurs de marché anticipent un ralentissement de la production industrielle mondiale.

La valeur intrinsèque du pétrole




Le pétrole est une matière première énergétique stratégique. De fait, l’exploitation du pétrole est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car cette énergie fossile fournit la quasi-totalité des carburants liquides — fioul, gazole, kérosène, essence, GPL — tandis que le naphta produit par le raffinage est à la base de la pétrochimie, dont sont issus un très grand nombre de matériaux usuels — plastiques, textiles synthétiques, caoutchoucs synthétiques (élastomères), détergents, adhésifs, engrais, cosmétiques, etc. — et que les fractions les plus lourdes entrent dans la composition des bitumes, paraffines et lubrifiants.

Le pétrole, matière première au statut particulier

Le pétrole est une matière première très particulière étant donné son importance dans l’industrie et comme bien de consommation (essence), mais aussi du fait de l’organisation de sa production. En effet, plus de 35 % de la production mondiale de pétrole vient des pays de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et l’OPEP pourrait représenter jusqu’à 50 % de la production mondiale en 2050 (selon l’AIE – Agence Internationale de l’énergie). Ce cartel regroupe 12 pays (Algérie, Arabie saoudite, Congo, Émirats arabes unis, Gabon, Guinée équatoriale, Irak, Iran, Koweït, Libye, Nigeria, et Venezuela) et vise à négocier ensemble le prix et les futurs droits de concession avec les sociétés pétrolières. L’objectif de cette organisation est d’influer sur les cours du pétrole. Le principal outil de l’OPEP pour contrôler les prix du pétrole est l’instauration de quotas de production permettant de jouer sur l’offre, et donc sur les prix.

L’Angola a quitté l’OPEP le 1er janvier 2024 après 30 ans de partenariat, en raison de différends sur les quotas de production. On estime que l’Azerbaïdjan, jusque-là membre de l’OPEP+ pourrait représenter le 13ème nouveau membre de l’organisation.

Comment varie le cours du pétrole ?

L’offre et la demande du pétrole

L’offre dépend de la production des pays producteurs et de leur volonté et/ou capacité à exporter. En effet, les pays de l’OPEP se réunissent régulièrement pour fixer un plafond de production et ainsi maîtriser l’offre afin de maintenir les prix relativement élevés. Notons cependant que des désaccords peuvent exister entre les différents pays membres de l’OPEP+ et que, en l’absence d’accord, la production n’étant plus régulée pour maintenir les prix, on peut assister à une baisse des cours du pétrole Brut.

En outre, des embargos ou des sanctions économiques peuvent priver un pays d’exporter son pétrole ou fixer des prix maximums d’achat. La situation a par exemple été observée avec l’embargo sur le pétrole russe : les pays européens et ceux du G7 ont actuellement l’interdiction d’acheter le baril de pétrole russe à plus de 60 USD. D’autres pays subissent un embargo total interdisant toute exportation de pétrole.

Pétrole : carte des pays sous embargo en 2024

Carte des pays sous embargo petrole 2023

Source : Google (voir la carte interactive des embargos)

Un embargo a longtemps empêché l’Iran d’exporter son pétrole au cours des dernières années. En effet, les sanctions économiques contre l’Iran ne lui ont pas permis d’exporter son pétrole comme il le souhaitait. Toutefois, bien que l’Iran soit toujours sous le coup d’un embargo international, le pays bénéficie de mesures d’allègement progressives lui permettant d’exporter son pétrole

Notez que les mesures d’embargo peuvent être assez rapidement levées ou durcies, notamment dans le cadre de tensions géopolitiques comme nous pouvons le constater avec le conflit israélo-palestinien.

L’offre mondiale de pétrole peut également augmenter de manière significative grâce à la découverte de nouveaux gisements pétroliers et à la production à grande échelle de pétrole de schiste. Ainsi, en 2017, les États-Unis se sont imposés comme les premiers producteurs de pétrole au niveau mondial, devant l’Arabie saoudite et la Russie, place à laquelle ils se sont maintenus depuis.

Comme nous l’expliquions, le prix du pétrole évolue avec l’offre et la demande. Ainsi, la découverte de nouveaux gisements aurait comme conséquence une baisse des prix, à condition que la demande reste la même. A contrario, à production équivalente, une baisse de la demande va impliquer également une baisse des prix comme ce fut le cas lors de la crise du Covid alors que le monde entier était confiné.

En effet, au premier semestre 2020, le ralentissement très marqué de l’activité économique, conséquence des politiques de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19, a indubitablement entraîné une baisse de l’activité, de la production industrielle, et donc de la demande en pétrole : les trajets en voiture ont été réduits aux seuls déplacements dérogatoires, le trafic aérien était alors quasi nul, les usines en grande partie à l’arrêt. En réponse à l’effondrement de la demande, les pays producteurs ont réduit l’offre, entraînant un déficit artificiel sur le marché pétrolier pour faire remonter les prix. C’est d’ailleurs lors de cette période que nous avons pu observer l’importance que peut avoir la saturation des lieux de stockage. En effet, le prix d’un baril de pétrole sur les marchés à terme est allé en zone négative, les opérateurs étaient prêts à payer pour se débarrasser de leurs barils de pétrole invendus. Dès les premiers mois de l’année 2021, avec le retour de l’activité économique, les prix du pétrole ont flambé.

Le cas des prix du pétrole en dessous de 0 $ pendant la crise du Covid est un exemple extrême qui montre l’impact que peut avoir la baisse de l’activité économique et de la production industrielle. C’est aussi ce qui se passe dans des proportions moindres quand l’économie mondiale entre en période de récession.

Bien que le monde soit encore fortement dépendant du pétrole, de nombreuses recherches sont faites pour trouver des substituts, il est donc important de se tenir informé des dernières recherches scientifiques qui pourraient impacter à long terme la dépendance des économies modernes au pétrole.

Les décisions politiques sont aussi à suivre de près, et bien que la consommation de pétrole ne se limite pas seulement aux carburants automobiles, des décisions comme interdire la vente de véhicules thermique en Europe d’ici 2035 aura forcément un impact.

Consulter également notre article Comment trader en Bourse avec Ichimoku

Le cours du pétrole directement lié au contexte géopolitique

Les tensions géopolitiques sont l’un des principaux facteurs de fluctuation des cours du pétrole.

Ainsi, tout conflit ou instabilité politique au Moyen-Orient a eu un impact sur les cours du pétrole. Pour Reda Aboutika, Chef analyste chez XTB France : « le second choc pétrolier de 1979 en est le parfait exemple. Ce choc a été causé par plusieurs facteurs, à commencer par la Révolution iranienne, la fuite du Shah d’Iran, puis enfin la guerre Iran-Irak ».  Toujours selon le chef analyste de XTB : « le troisième choc pétrolier de 2008 a quant à lui été provoqué par une forte demande en provenance d’Asie, associée à une certaine rareté de l’offre combinée à des capacités de raffinages insuffisantes. Ce choc pétrolier a également été aggravé par une spéculation exacerbée ». La période de 2011 à 2014 aura également été soumise à de fortes variations avec notamment le Printemps arabe et l’instabilité politique qui en a résulté.  « Plus récemment, quelques mois avant la propagation du COVID-19, de fortes variations ont eu lieu sur le marché pétrolier, à la suite notamment d’une escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran sous la présidence de Donald Trump, explique Reda Aboutika, qui poursuit : « certaines attaques de rebelles Houthi sur des installations pétrolière de Saudi Aramco ont également été à l’origine de pics de volatilité ». Au début de l’année 2020, le coronavirus s’est répandu et a entraîné une forte chute des cours du brut. La “guerre des mots” qui a opposé la Russie et l’Arabie saoudite a semé la panique sur le marché pétrolier, les deux pays ne parvenant pas à s’accorder sur la production.

En juin 2023, c’est la décision de l’Arabie saoudite de réduire sa production de pétrole qui est à l’origine d’une hausse de plus de +20 % des prix du Brent de juin à août 2023. Ce n’est pas rare que les pays dépendant des revenus du pétrole décident de booster leurs revenus en augmentant artificiellement le prix du pétrole par une réduction de la production.

Au cours de l’été 2023, les quotas de productions de l’OPEP ont continué d’être restreints, avec une réduction de la production de 800 000 barils par jour. De plus, la Russie et l’Arabie Saoudite ont déjà annoncé maintenir une réduction des quotas jusqu’en 2024. Cette dernière annonce a entraîné à elle seule une hausse de 10 % du cours du Brent, amenant le prix du pétrole à dépasser les 90 $. On constate finalement une hausse de +27 % sur la période de juin 2023 à septembre 2023, avec un prix du baril de pétrole qui est passé de 71 $ à 91 $.

Après un plus haut à 95 $ en septembre 2023, les prix du baril de pétrole se sont effondrés pour retourner (et rebondir) sur le support des 67 $. Cette chute des cours du pétrole de -28 % est probablement une anticipation des traders d’un ralentissement économique pour 2024. D’autant plus que les pays membres de l’OPEP+ ont décidé une augmentation des quotas de production (400 000 barils de plus chaque mois) en octobre 2023, ce qui implique forcément une baisse des prix du pétrole si la demande ne suit pas.

De plus, les tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran se sont apaisées après la reprise des négociations sur le nucléaire iranien, ce qui a réduit les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement en pétrole du Moyen-Orient.

Alors que depuis septembre 2023, l’OPEP avait décidé d’augmenter sa production de pétrole en réponse à la demande croissante afin de stabiliser le marché, l’organisation a récemment annoncé une réduction des quotas de pétrole à 1,5 millions de barils par jour.

Les anticipations des marchés financiers ont évolué vers une baisse des prix du pétrole, en raison de la perspective d’un resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui pourrait freiner la croissance économique et la demande de pétrole.

Si l’OPEP peut utiliser les quotas de production de pétrole comme un levier dans les négociations géopolitiques, c’est surtout un moyen pour les pays producteurs de pétrole d’anticiper les périodes de récession et éviter une trop forte baisse des prix, qui aurait comme conséquence une baisse du PIB des pays de l’OPEP et qui risquerait de les entraîner dans une crise financière à leur tour.

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Courbe inversion de tendance des prix du Brent (long terme)

Courbe inversion tendance prix Brent (long terme) T1 2024

Source : TradingEconomics

La réduction des quotas de pétrole qui avait commencé en 2023, avant d’être revu à la hausse en septembre 2023, puis à nouveau réduit en février 2024, vient confirmer l’anticipation d’une hausse technique des prix à long terme, comme nous pouvons le voir dans le graphique ci-dessous, disponible sur le site TradingEconomics.

Le graphique long terme ci-dessus permet de visualiser qu’une anticipation technique baissière semble se confirmer, ce qui pourrait valider des estimations de réduction de la consommation de pétrole de nos économies modernes.

Il faut néanmoins souligner que la situation peut rapidement changer, en s’améliorant ou s’aggravant, et invalider totalement les anticipations techniques de baisse des prix du pétrole.

Courbe inversion de tendance des prix du Brent (moyen terme)

Courbe inversion tendance prix Brent (moyen terme) T1 2024

Source : TradingEconomics

Nous voyons que le scénario technique estimé par TradingEconomics est différent à moyen terme. On peut donc estimer que la hausse des prix en raison des réductions de quotas de production pourrait techniquement être confirmé à moyen terme.

Une chose est sûre, le contexte géopolitique est bien différent en ce qui concerne le WTI et le Brent, et les anticipations à moyen et long terme ne sont pas les mêmes.

En ce qui concerne les tensions géopolitiques justement, nous verrons plus en détails ci-dessous que les nombreux coups d’États en Afrique de l’Ouest pourraient avoir des conséquences sur le cours du pétrole au cours des prochains mois.

Le cours du pétrole face aux autres matières premières

On peut estimer la valeur relative du pétrole en comparant son cours à celui d’autres matières premières du secteur de l’énergie, comme le gaz par exemple, et juger s’il est (relativement) cher ou non. Cependant, les cours du pétrole et du gaz tendent à évoluer dans la même direction. On ne peut donc pas se servir de cette corrélation pour déterminer si le pétrole s’échange aujourd’hui au juste prix, mais elle peut servir au trader spécialisé à arbitrer entre plusieurs matières premières du secteur de l’énergie.

Veuillez cependant noter que dans un contexte géopolitique particulier, comme nous pouvons l’observer depuis début 2022 avec la pression autour des approvisionnements en gaz russe, les prix du gaz et du pétrole peuvent subir une décorrélation, comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous (WTI en bleu et gaz naturel en orange).

Comparaison de l’évolution du prix du pétrole et du prix du Gaz Naturel

Comparaison evolution prix petrole prix Gaz Naturel T1 2024

Source : TradingView

Pourquoi le cours du pétrole peut-il être nul ou négatif ?




Une baisse marquée de la demande sur plusieurs mois peut entraîner des problèmes de stockage du pétrole qui se répercutera sur le prix du baril de brut, avec un léger décalage en fonction de la date des contrats à termes, très utilisés pour trader ce type de matière première. En cas de crise aigüe, le prix pourra même passer en territoire négatif. C’est la situation que nous avons connue en avril 2020.

En fait, le 20 avril 2020, le baril WTI pour livraison en mai a d’abord dégringolé à zéro avant de clôturer à un prix négatif de -37,63 dollars – un phénomène inédit en près de 40 ans de cotation du pétrole ! Cela veut-il dire que le pétrole ne vaut plus rien ? Non, évidemment. Cette aberration repose surtout sur l’un des principaux produits financiers qui permet de trader le pétrole et bon nombre de matières premières : les contrats à terme.

Avec un contrat à terme, les deux parties se mettent d’accord sur un prix à un instant T pour une livraison à une date ultérieure. Ce fameux 20 avril, ce sont les contrats à terme sur les barils de WTI du mois de mai qui se sont effondrés car la livraison devait intervenir le lendemain, le 21 avril. Avec la chute de la demande liée à la crise du coronavirus (avions au sol, voitures au garage et usines au ralenti), les capacités de stockage de l’or noir étaient depuis quelques semaines déjà arrivées à saturation et personne n’avait envie de se retrouver avec des barils sur les bras, ce qui explique les prix négatifs constatés le 20 avril. D’autant que ledit baril n’est pas livré dans un bidon et que le coût de stockage n’est pas anodin. Les acheteurs ont donc préféré payer pour ne pas recevoir la marchandise plutôt que d’en prendre possession !

Néanmoins, cet évènement sans précédent démontre bien qu’en raison de la spéculation qu’il peut y avoir sur les contrats à terme, il n’y a pas que les quotas de production de l’OPEP qui dictent les prix. Il faut prendre en compte la demande issue de la croissance économique, l’offre issue des quotas de productions, les problématiques de stockage et de transport maritime, ainsi que d’autres facteurs comme la géopolitique (embargo) et même l’analyse technique (utilisée par les traders). Ce sont donc de nombreux paramètres qui rentrent en jeu dans l’évolution du cours du pétrole.

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Bourse : comment investir dans le pétrole en 2024 ?

Peut-être vous demandez-vous comment investir dans le pétrole en Bourse ? Comment investir dans le pétrole Brent ou le WTI ?

Il existe plusieurs possibilités pour l’investisseur particulier qui voudrait investir dans l’or noir. Découvrez dans cette vidéo comment investir sur le pétrole via les principaux actifs financiers permettant de se positionner sur le pétrole.

Les produits dérivés pour trader le pétrole

Vous pouvez choisir d’investir dans le pétrole via des produits dérivés comme les CFD, les futures ou les options, mais aussi des produits de Bourse comme les Turbos ou les ETP. Les produits dérivés s’adressent aux traders avertis qui pourront directement spéculer sur le pétrole.

Attention, certains produits dérivés sont des produits de Bourse, listés, cotés et régulés, à l’image des turbos par exemple. Ces produits de Bourse permettent de se positionner sur les cours du Brut sans risquer de perdre plus que la somme initialement investie. D’autres, comme les CFD, sont des produits qui s’échangent de gré-à-gré et peuvent faire perdre à l’investisseur, en cas de mauvaise anticipation, une somme supérieure à celle initialement investie (sauf avec un compte à risque limité). Les contrats à terme, eux, bien que listés en bourse, fonctionnent sur le principe d’un emprunt (marge) et investir dans le pétrole via un contrat à terme (ou Future) implique de s’exposer à un risque qui peut dépasser l’investissement initial. La prudence est donc de mise et l’on réservera ce type d’investissements sur le marché du pétrole aux traders les plus expérimentés, familiers des produits dérivés, et qui disposent d’un horizon de placement court terme.

Les ETF pour investir dans le pétrole

Les trackers sont d’excellents moyens d’investir dans le pétrole sur le moyen-long terme notamment. Mais qu’est-ce qu’investir dans le pétrole via un ETF ? Les ETF ou trackers sont des fonds indiciels cotés en Bourse qui s’échangent comme une action. Ils ont pour objectif de répliquer la performance d’un indice de référence qui peut être l’indice pétrole ou l’indice du secteur des matières premières par exemple.

Il peut s’agir d’un ETF répliquant le prix des actions du secteur pétrolier, ou encore un ETC (Exchange traded commodities) répliquant la valeur même du WTI ou du Brent.

Les actions de sociétés du secteur pétrolier pour se positionner indirectement sur l’or noir

Vous pouvez également investir dans des sociétés en lien direct avec ce marché comme par exemple des sociétés d’exploitation de gisements de pétrole telles que Royal Dutch Shell, BP ou TotalEnergie. Il existe également de nombreuses activités parapétrolières dont les liens avec le secteur pétrolier sont moins évidents mais tout aussi directs.

En outre, les OPCVM permettent d’investir dans les sociétés du secteur pétrolier en déléguant la gestion et le choix des sociétés à un gérant spécialisé sur les matières premières et sur le marché pétrolier.

Tous ces actifs financiers sont disponibles chez votre courtier en ligne et peuvent être logés sur un compte titre ou sur un PEA (pensez à vérifier pour ce dernier que l’action convoitée est bien éligible).

Où investir dans le pétrole en 2024 ?




Vous vous demandez peut-être comment investir dans le pétrole en Afrique ou dans une autre région du globe. Le marché du pétrole étant mondialisé, sachez qu’il n’est pas possible de cibler la région productrice lorsque l’on achète un ETF ou un produit dérivé quel qu’il soit. Pour investir dans le pétrole en Afrique (ou ailleurs) un investisseur particulier devra forcément passer par les sociétés pétrolières qui exploitent le pétrole dans ces régions car il ne peut acheter directement le pétrole aux puits et gérer les livraisons, stocker la matière première, etc.

En tant qu’investisseur particulier, il n’est possible de cibler sa région de production qu’en achetant des actions de sociétés qui exploitent des gisements sur les territoires visés. Par exemple, de nombreuses majors exploitent du pétrole en Afrique comme Total Gabon ou Maurel & Prom. En Arabie saoudite, c’est Saudi Aramco, l’une des plus importantes capitalisations boursières au monde qui exploite l’or noir. En Chine, on peut citer la société Sinopec.

Attention cependant, car investir dans les sociétés qui exploitent des forages pétroliers peut vous amener à réaliser des pertes, alors même que le prix du pétrole augmente. Par exemple, si la société est mal gérée, ou encore si les ressources naturelles exploitées par le forage sont épuisées. Une instabilité politique dans le pays dans lequel l’entreprise est présente, pourrait entraîner une perte de la concession et provoquer une forte baisse de la valeur de l’entreprise, sans que ce soit lié à l’évolution du prix du baril du pétrole.

À moins que vous n’ayez une vision précise sur les exploitations pétrolières d’une zone géographique, il sera toujours préférable d’acheter directement un produit de bourse qui réplique les prix du Brent si vous avez une vision sur l’évolution du prix du pétrole.

Nos conseils pour trader le pétrole

Le prix du pétrole est étroitement lié à l’activité économique mondiale, et plus particulièrement à la production industrielle des entreprises. En effet, quand il y a de la croissance, les entreprises produisent plus, ce qui amène forcément à une croissance de la demande de pétrole (production industrielle, transport de marchandise, énergie). Il faut bien garder à l’esprit que, comme le pétrole est une matière énergétique stratégique qui touche à de nombreux secteurs, ces fluctuations chaotiques ont d’importantes conséquences. Le pétrole peut en effet entraîner dans sa chute les secteurs sensibles aux matières premières, et, par contagion, les bourses mondiales. Mais la crise du coronavirus en 2020 nous a aussi démontré que la chute des bourses mondiales pouvait dans son sillage entraîner celle des cours du pétrole. On peut presque considérer dans une analyse fondamentale que le prix du pétrole puisse être une forme d’indice de l’activité industrielle et commerciale dans le monde.

Au niveau de la stabilité politique d’un pays, le pétrole joue également un rôle important. Par exemple, fin 2018, le mouvement des gilets jaunes, en France, s’était construit sur une augmentation des prix à la pompe due à une hausse de la fiscalité des carburants et un cours du brut fluctuant. Les mouvements sociaux de 2023 sont également associés au prix de l’énergie.

Les craintes de récession pourraient peser lourd sur les cours du pétrole, un ralentissement de l’économie amenant forcément à une baisse des consommations de pétrole, un facteur qu’il faut associer aux mesures gouvernementales visant à réduire l’utilisation du pétrole aux profits de sources d’énergie alternative et propre.

La récente augmentation de la production de pétrole par l’OPEP+ ne serait-elle pas une anticipation de reprise pour 2024 ? C’est possible, mais il peut aussi s’agir d’une volonté de quelques pays membres de l’OPEP (les plus influents) d’augmenter leurs revenus pour financer le développement économique de leur pays (Arabie Saoudite, projet « The Line ») ou pour financer des guerres (Russie). Notons d’ailleurs que la Russie ne peut pas être fortement impactée par une baisse du prix du pétrole, puisqu’étant sous le coup d’une restriction internationale lui interdisant de vendre son pétrole à plus de 60 $.

Au cours des prochains mois, il sera indispensable de bien se tenir au courant de l’actualité macro-économique et politique, et de se garder d’investir dans le pétrole juste avant une réunion des pays membres de l’OPEP+ qui peut avoir de très lourdes conséquences sur l’offre et donc sur le prix du Brut, de manière favorable ou défavorable à l’investisseur. Si tout semble laisser penser que les cours du pétrole pourraient repartir à la hausse en 2024, il reste important de rappeler qu’une seule annonce politique ou un seul évènement pourrait chambouler, en une journée, la tendance qui se dessine depuis plusieurs mois. Soulignons que les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes, notamment en raison du changement climatique, et qu’il s’agit typiquement du genre d’évènement imprévisible pouvant changer la donne sur l’évolution future des prix du pétrole.

Voici les principales informations à avoir en tête lorsque l’on souhaite trader le pétrole.

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Un recul du prix du pétrole positif pour la croissance mondiale

Les faibles prix pétroliers, à moyen et long terme, provoquent un transfert de revenus des épargnants vers les consommateurs et contribuent à diminuer la propension à épargner qui pèse sur les taux réels neutres mondiaux. La faiblesse des prix du pétrole que nous avons pu connaître en 2020 a été l’un des leviers pour accompagner la reprise économique. Avec le rebond de l’activité économique et le retour de la croissance, les prix du pétrole sont naturellement repartis à la hausse, surtout que l’offre peine à s’ajuster à cette recrudescence de la demande compte tenu des échecs d’accord sur la production au sein des pays membres de l’OPEP+.

La baisse des prix du pétrole de fin 2023 pourrait contribuer à éviter les récessions en 2024, mais il s’agit d’une théorie encore très incertaine à l’heure actuelle.

Une baisse du prix du baril de pétrole a de fortes répercussions

Les craintes liées au pétrole et à la liquidité engendrent une augmentation des taux des obligations risquées. Bon nombre de devises estampillées pétrole subissent de plein fouet l’association du pétrole déprécié et dollar fort. C’est par exemple le cas du dollar canadien et de la couronne norvégienne, les deux pays exportateurs de pétrole du G10 sont particulièrement touchés en cas de baisse du baril. Comme toujours en période de fluctuations importantes et de turbulence sur les marchés, l’or demeure une valeur refuge très prisée des investisseurs. Investir dans l’or jaune, c’est généralement parier sur des perspectives baissières pour l’or noir. À l’inverse, considérer qu’il est déjà trop tard, c’est considérer que le pétrole a atteint son prix plancher.

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Une chute des cours du baril amène nécessairement à une concentration du secteur

C’est même sur cette affirmation que s’est fondée courant 2019 la stratégie saoudienne qui, pour éliminer nombre de ses concurrents américains, a voulu mener une politique d’effondrement des prix. En effet, les coûts de production du pétrole de schiste américain est élevé, notamment les barils de WTI produits au Texas, au Nouveau-Mexique ou encore en Louisiane. Selon une enquête récente de la Réserve fédérale de Dallas, ils doivent se situer en moyenne entre 23 et 36 dollars par baril pour couvrir les coûts d’exploitation des puits existants. La faiblesse des cours du pétrole de l’ère pré-covid ont donc poussé plusieurs acteurs du secteur pétrolier et parapétrolier à mettre la clé sous la porte.

Quelles sont les répercussions d’une hausse du prix du pétrole sur l’économie ?

Une hausse du prix du pétrole peut entraîner des répercussions économiques importantes, notamment pour les pays qui sont dépendants de cette matière première pour leur consommation et leur production.

L’augmentation du prix du pétrole peut avoir un impact important sur le pouvoir d’achat des ménages. En effet, le prix des carburants et du chauffage au gaz ou au fioul peuvent en cas de fortes hausses grever le budget des ménages.

La hausse du prix du pétrole peut aussi fortement pénaliser les entreprises, augmentant le coût de production industrielle et le coût des transports de biens et de matière première. À la suite de quoi les entreprises devront, soit réduire leurs marges, soit augmenter le prix de vente, ce qui alimentera la baisse du pouvoir d’achat des ménages précédemment évoquée.

En d’autres termes, l’augmentation du cours du pétrole est un facteur qui peut entraîner une reprise de l’inflation.

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Faut-il actuellement investir en Bourse dans le pétrole ?



N’oubliez pas que le prix du pétrole est en rapport avec l’activité industrielle et commerciale mondiale. Depuis septembre 2023, les inquiétudes croissantes concernant une possible récession ont eu un impact significatif sur le marché mondial du pétrole. En effet, le prix du pétrole a connu une tendance à la baisse, reflétant l’anticipation d’une diminution de la demande en énergie dans un contexte économique incertain. Les analystes suggèrent que cette tendance est le résultat direct des craintes d’un ralentissement économique global, qui pourrait réduire la consommation de pétrole par les industries et les consommateurs.

Une hausse de la croissance pourrait engendrer un retour de la demande, et donc une hausse des prix du pétrole. Pour l’instant, la croissance européenne à +0,1 %, la croissance chinoise à seulement 1 % et la croissance japonaise à -0,1 % n’annoncent rien de bon. Seuls les USA affichent une belle croissance de +3,2 %. Toutefois, les États-Unis produisent suffisamment de pétrole pour largement subvenir à leur besoin, et on peut donc estimer qu’ils sont « hors-jeu » dans le processus d’offre et de demande en pétrole.

Les membres de l’Opep doivent donc jouer finement afin d’anticiper une possible récession, sans pour autant provoquer une trop forte hausse qui pourrait avoir comme conséquence un regain d’inflation qui serait aussi néfaste qu’une récession sur la demande en pétrole.

L’OPEP+ a décidé de prolonger la réduction de la production de pétrole jusqu’à fin juin pour éviter une surabondance de l’offre. La Russie et l’Arabie saoudite, principaux acteurs de cette décision, vont réduire leur production d’environ 1,5 million de barils par jour. Cette mesure vise à soutenir les prix du pétrole dans un contexte de croissance économique faible.

L’Arabie saoudite va continuer de réduire sa production d’un million de barils par jour d’avril à juin, tandis que la Russie va diminuer sa production et ses exportations de 471 000 barils par jour.

La Russie, malgré les sanctions occidentales et la réorientation de ses exportations vers l’Asie, trouve toujours essentielle la vente des hydrocarbures pour son économie, surtout en temps de guerre. D’autres pays de l’OPEP+ ont également annoncé des réductions de production.

À la suite de l’annonce de cette prolongation, les prix du pétrole ont augmenté, le WTI américain dépassant 80 dollars et le Brent atteignant 84 dollars. Malgré cette récente hausse, nous sommes encore loin des prix historiques du pétrole (116$)

Les analystes estiment que l’OPEP+ produisait 6,8 millions de barils par jour de moins qu’en septembre 2022, et que les prix resteront soutenus tant que le marché intégrera une prime géopolitique liée aux tensions au Moyen-Orient.

Les perspectives du marché pétrolier pour 2024 sont incertaines, en raison de la guerre en Ukraine, de la récession mondiale et de la transition énergétique. L’OPEP+ a déclaré qu’elle surveillerait de près l’évolution du marché et qu’elle était prête à ajuster sa production si nécessaire.

En 2024, investir dans les matières premières, comme le pétrole, peut-être une stratégie judicieuse pour diversifier un portefeuille d’investissement. Le pétrole, en tant que matière première, a une place centrale dans l’économie mondiale. Cependant, il est important de noter que le marché du pétrole est très volatil. Par conséquent, bien que le pétrole puisse offrir des opportunités de gains substantiels, il comporte également un risque élevé. Les investisseurs doivent donc faire preuve de prudence.

En conclusion, nous traversons une période pendant laquelle il sera plus important que jamais de bien s’informer sur les tensions et évolutions géopolitiques et macro-économiques si l’on ne veut pas être pris à contre-courant dans les mouvements de prix du pétrole.

Quand investir dans le pétrole ?

Le prix du brent évolue depuis 2022 dans un trading range compris entre 90 $ et 65 $. En se positionnant sur l’or noir lorsque celui-ci atteint le bas du range, on écarte ainsi le risque d’entrer sur un plus-haut. Cependant, le market timing reste une pratique risquée. Il est donc absolument primordial de disposer d’un horizon d’investissement long terme et de ne pas présenter un profil trop averse au risque. Il conviendra également d’investir sur cette matière première extrêmement volatile une petite partie seulement de votre patrimoine. Pour les traders voulant se positionner à court terme à la hausse ou à la baisse sur le pétrole, il est primordial d’identifier, d’un point de vue technique, la zone de consolidation qui pourrait servir de point de départ à une poursuite de la reprise des cours du pétrole brut.

Quand le marché du pétrole est dans une tendance haussière, il peut être judicieux de se positionner pour suivre le mouvement de la tendance. Afin de ne pas acheter un plus haut, il peut être intéressant d’attendre un retour sur une zone de support avant d’initier un achat.

Il est également possible de suivre les zones de supports et les zones de résistances majeures pour se positionner sur l’or noir. Attention si vous êtes investisseur à ne pas vous prendre au jeu du trading. Il faudra utiliser ses niveaux pour définir des zones d’achat potentiels à long terme.

Si vous souhaitez vous positionner à court terme sur le pétrole et anticiper les hausses ou les baisses, il faudra alors mettre en place une stratégie de trading et utiliser les bons produits (comme expliqué précédemment).

Analyse technique long terme sur le pétrole Brent

Analyse technique Long Terme petrole Brent T1 2024

Source : ProRealTime Web

Bien qu’il existe généralement une forte corrélation entre le pétrole WTI (West Texas Intermediate) et le pétrole Brent, qui sont deux des principaux benchmarks pour le pétrole brut dans le monde, leurs prix ne se déplacent pas toujours de manière identique.

Il est donc important pour les investisseurs et les analystes de marché de reconnaître que, malgré leurs similitudes, le WTI et le Brent peuvent réagir différemment à des événements mondiaux, et il est essentiel de surveiller les deux marchés pour comprendre pleinement le secteur de l’énergie.

Analyse technique long terme sur le pétrole WTI

Analyse technique Long Terme petrole WTI T1 2024

Source : ProRealTime Web

Si le Brent est clairement dans un trading range et que la stratégie la plus cohérente sera d’acheter le bas du trading range, on constate sur le WTI que c’est le niveau de support principale à 69$ qui devrait concentrer l’intérêt des traders.

Il n’est pas impossible que les cours du Brent et du WTI chutent fortement en 2024. Toutefois, le scénario technique qu’il faut cherche à anticiper sera le rebond sur support pour aller chercher les zones de résistances supérieures, à condition bien sûr de ne pas observer une cassure du support majeur qui serait le signal d’une forte baisse.

Pétrole : une ressource naturelle limitée ?




S’il est vrai que les ressources naturelles en pétrole mettent des dizaines de millions d’années à se former, on entend souvent dire que les réserves de pétrole sont sur le point de s’épuiser. On pourrait donc s’imaginer les réserves de pétrole mondiale comme représentées par une grande cuve de pétrole dont nous verrons bientôt le fond… mais il est important d’ajouter quelques précisions.

En fait, quand on parle des réserves, on désigne la quantité de pétrole qu’il est techniquement possible d’extraire sur la base des technologies actuellement disponibles, ce qui implique que de nouvelles techniques pourraient augmenter ce qui est aujourd’hui estimé comme étant la réserve mondiale de pétrole. Ainsi, les réserves de pétrole ont augmenté de 50,7 % au cours des 20 dernières années.

Cependant, si la consommation de pétrole ne diminue pas et si de nouvelles technologies d’extraction ne sont pas découvertes, il ne reste que suffisamment de pétrole pour satisfaire aux besoins mondiaux pour les 51 prochaines années seulement.

Une chose est sûre, les réserves ne sont de toute façon pas inépuisables et découvrir de nouvelles méthodes d’extraction peut aussi impliquer qu’elles soient plus coûteuses (forage plus profond par exemple).

D’autres experts estiment au contraire qu’il faudra se passer des énergies fossiles dans les 20 ou 30 prochaines années, car nous aurons exploité toutes les ressources en pétrole disponibles.

C’est la raison pour laquelle, au-delà des problématiques de pollution et de réchauffement climatique, l’importance de la transition énergétique est prise très au sérieux par les gouvernements du monde entier.

Tensions géopolitiques : quel impact sur le prix du pétrole ?

Le pétrole et le gaz ont été au cœur de nombreux conflits armés au cours des dernières décennies. Il a été de nouveau un outil de négociation et de pression dans le cadre du conflit opposant la Russie aux pays occidentaux, qui a débuté avec la guerre en Ukraine.

Alors que l’Europe et les pays du G7 ont mis en place un embargo sous forme de prix plafond pour les achats de pétrole russe, depuis plusieurs mois, la Russie menace à son tour les pays européens de stopper l’approvisionnement en pétrole et en gaz.

La Bulgarie a aussi utilisé un blocage des exportations de gaz comme moyen de pression pour manifester son désaccord concernant l’adhésion de la Macédoine du Nord à l’EEE, et a imposé d’importantes taxes d’exportation du gaz russe avant d’y renoncer pour faire avancer son adhésion à l’espace Schengen.

Pétrole et gaz naturel sont donc bien au milieu des enjeux politiques et des tensions géopolitiques. Sans compter que de nombreuses guerres au cours des 50 dernières années ont eu comme origine le contrôle des productions de pétrole, une occasion de vous rappeler que trader le pétrole nécessite une excellente compréhension de la politique internationale.

Même ceux qui ne s’intéressent pas spécialement à l’évolution des cours du pétrole savent l’impact que cela peut avoir sur l’inflation, sur la consommation des ménages, et plus globalement sur la santé financière d’un pays. Il est donc normal que le pétrole soit à l’origine de tensions géopolitiques.

La guerre en Ukraine reste encore un évènement majeur impactant les prix du pétrole. En mars 2023, l’attaque russe contre une raffinerie de pétrole en Ukraine a fait monter le prix du baril de Brent de 10 % en une journée. Un mois plus tard, les États-Unis ont annoncé une nouvelle tranche de sanctions contre la Russie, qui incluent une interdiction des importations de pétrole russe. Cette annonce a fait monter le prix du baril de Brent de 5 % en une journée.

Le conflit entre Israël et le Hamas, qui a commencé fin 2023, a fait monter les prix du pétrole de près de 6 %, car il menace la sécurité de l’approvisionnement en pétrole depuis la péninsule arabique ou le détroit d’Ormuz.

Comme nous l’avons expliqué plus haut, les décisions de l’Opep+ concernant les quotas de production de pétrole impactent fortement les prix du baril en jouant sur l’équilibre de l’offre par rapport à la demande.

Le pétrole joue également un rôle important pour le Dollar américain. Les déclarations de pays comme l’Arabie saoudite ou les BRIC (Brésil, Chine, Inde, Russie) de vouloir sortir d’un modèle dominé par l’USD pour les importations et exportations de pétrole pourraient bouleverser le marché des matières premières tout entier.

Quelques questions sur l’investissement dans le pétrole ?

Comment investir dans le pétrole en Bourse ?
De très nombreux moyens d’investir dans le pétrole existent : produits dérivés pour les traders avertis qui souhaitent investir à court terme, ETF pour investir sur le cours du Brut à moyen long terme, mais aussi actions de sociétés d’exploitation de gisements par exemple, via des titres vifs ou des OPCVM.

Quel est le meilleur moment pour acheter du pétrole ?
Il paraît judicieux d’investir dans le pétrole lorsque les cours atteignent des plus bas historiques. Attention cependant, tant que les raisons pour lesquelles les prix ont chuté sont présentes, la reprise est compromise. En outre, rappelez-vous que le cours de l’or noir est très volatil et qu’il est moins risqué d’investir avec un horizon de placement long terme.

Quelle évolution attendre du prix du pétrole ?
Les cours du pétrole varient avant tout selon l’offre et la demande. Alors que les année 2020 et 2021 ont été marquées par une situation inédite avec le Covid-19, ce sont davantage les risques de récession qui sont susceptibles de faire plonger les prix du baril de pétrole en 2024. La récente décision de l’Arabie saoudite d’augmenter la production de pétrole devrait permettre de maintenir les prix du pétrole à des niveaux bas compris entre 60 $ et 80 $, sous réserve qu’aucun évènement important non anticipé ne vienne impacter l’économie mondiale.

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