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Comment va évoluer le cours du pétrole à court et moyen terme ?

Comment va évoluer le cours du pétrole à court et moyen terme ?

Les craintes liées à un conflit armé entre la Russie et l’Ukraine se sont concrétisées. Les combats s’intensifient malgré les sanctions imposées par l’Occident et l’issue de cette guerre ne semble pas être proche car les deux parties ne trouvent pas d’accord bilatéral. L’impact de ce conflit est considérable sur les marchés et notamment celui des matières premières où l’on a récemment assisté à des mouvements de prix colossaux. La Russie est le principal fournisseur d’énergie de l’Europe et un important producteur et exportateur de nombreuses matières premières. Le principal problème de l’Europe est sa forte dépendance à l’égard des produits énergétiques russes tels que le pétrole, le gaz naturel ou encore le charbon.

Comment vont évoluer les prix du pétrole et du gaz naturel à court et moyen terme ? Quels sont les facteurs à prendre en considération pour anticiper les mouvements de ces deux matières premières énergétiques ? Toutes nos explications.

Le pétrole à des niveaux jamais revisités depuis 2008

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Le scénario d’un prix du pétrole atteignant 100 dollars le baril semblait très improbable en 2021, et pourtant cela est arrivé et les prix du pétrole ne semblent pas descendre de leurs niveaux stratosphériques. Qu’est-ce qui a entraîné le rallye des prix du pétrole ?

L’impact des sanctions économiques à l’encontre de la Russie sur les cours du pétrole

La production pétrolière de la Russie s’élève à environ 10 millions de barils par jour, dont la moitié est exportée sous forme de pétrole brut et environ 3 millions de barils par jour sous forme de produits dérivés du pétrole. La Russie exporte 5-6 millions de barils par jour et est le deuxième pays exportateur de pétrole, dont l’Union européenne est dépendante. Les prix du pétrole ont grimpé en flèche avec la crainte que l’approvisionnement en énergies ne soit menacé. Les propriétaires de navires pétroliers évitent de proposer leurs navires pour collecter du brut en provenance de Russie, car ils attendent de voir quelles sanctions le pays pourrait encourir après avoir envahi l’Ukraine. La Russie envoie environ deux tiers de ses exportations de brut par voie maritime. Elle est donc extrêmement dépendante des pétroliers et ce, pour environ deux tiers de ses exportations de brut, ce qui signifie que toute perturbation prolongée de la navigation serait néfaste pour le pays.

Le président des États-Unis, Joe Biden, a récemment annoncé un embargo sur l’importation de pétrole, de gaz et d’énergie russes aux États-Unis dans le cadre des sanctions économiques. Ces mesures réduiront de 8 % l’approvisionnement annuel des États-Unis en pétrole et en produits raffinés, et de 3 % l’approvisionnement en pétrole brut et n’auront donc pas un impact économique considérable pour la Russie. De son côté, l’Union Européenne a annoncé ne pas vouloir sanctionner les flux de pétrole et de gaz naturel en provenance de Russie.

Libération des réserves stratégiques

Le marché pétrolier est extrêmement tendu et les pays membres de l’OPEP+ (organisation des pays exportateurs de pétrole) augmentent petit à petit la production mois après mois pour faire face à la hausse de la demande mondiale. Aujourd’hui, la question de la capacité de ces pays à continuer à augmenter leur production fait surface. Les craintes que certains pays producteurs ne soient plus en mesure de produire davantage pour répondre à la hausse considérable de la demande mondiale font pression sur les prix de l’or noir. Alors que la demande mondiale de pétrole n’a pas encore atteint son niveau pré-pandémique, la consommation mondiale de diesel a bondi pour atteindre un nouveau record historique au quatrième trimestre 2021. Ce boom reflète la reprise économique à la suite de l’assouplissement des restrictions liées au Covid-19, avec une demande de transport qui explose. Les raffineries européennes ont eu du mal à répondre à ce regain de la demande. L’une des principales raisons est le prix élevé du gaz naturel. Les raffineries utilisent le gaz pour produire de l’hydrogène, qu’elles utilisent ensuite pour éliminer le soufre du diesel.

La flambée des prix du gaz fin 2021 a rendu ce processus coûteux, réduisant la production de diesel. L’Europe et les États-Unis disposent de certains outils pour faire face à la situation. Outre leurs réserves stratégiques de pétrole, les deux pays disposent de réserves de diesel et de fioul domestique qu’ils peuvent mettre sur le marché pour atténuer les pénuries.  Avec l’objectif de stabiliser les prix qui flambent après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Joe Biden a récemment annoncé que les États-Unis allaient débloquer 30 millions de barils de pétrole provenant des réserves stratégiques, soit la moitié de la quantité décidée le 14 mars 2022 par les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La capacité de production excédentaire de l’OPEP s’élève à environ 5 millions de barils par jour, mais seule la moitié de cette capacité pourrait être remise sur le marché

La capacité de production excédentaire de l'OPEP

Source : xStation5

Quelles perspectives pour le prix du Gaz à court terme ?

La Russie est le partenaire historique de l’Union Européenne en termes de matières premières énergétiques et particulièrement du gaz naturel. L’Europe souhaite réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe et cela pourrait bien lui coûter cher.

L’impact des sanctions économiques à l’encontre de la Russie sur les cours du gaz

La sécurité énergétique est essentielle pour déterminer les sanctions à appliquer ou les mesures à prendre à l’encontre de la Russie. Il ne s’agit pas d’appliquer des sanctions qui vont couper complètement le robinet de gaz russe aux Européens. La Russie exporte plus de la moitié de sa production de matières premières énergétiques. Plus d’un tiers des recettes budgétaires russes sont liées aux exportations de produits énergétiques. Si l’Europe a le robinet de gaz russe coupé ce sera un gros problème pour l’Europe, pour les factures de gaz naturel et d’électricité mais cela constitue un gros manque à gagner pour la Russie et un problème majeur d’un point de vue des recettes budgétaires. L’Europe pourrait devenir indépendante de la Russie, mais cela entraînerait une augmentation massive des prix. Les prix du gaz en Europe se sont emballés après que la Russie a menacé de couper ses approvisionnements vers l’Europe en représailles aux sanctions. dans ce contexte, l’Union européenne s’efforce de trouver des alternatives.

Le vice-premier ministre, Alexandre Novak, a prévenu lundi que la Russie pourrait interrompre les livraisons de gaz vers l’Allemagne par le gazoduc Nord Stream 1. L’Union européenne s’efforce de devancer cette éventualité en élaborant un plan visant à réduire sa forte dépendance à l’égard du gaz russe. L’offre russe représente environ un tiers de la demande européenne. Il est très difficile de remplacer complètement ce volume à court terme. L’Europe s’empresse de trouver des solutions de rechange au gaz russe, notamment avec les États-Unis et le Qatar via le gaz liquéfié.

Part des importations de gaz naturel en provenance de Russie en 2020

importations de gaz naturel en provenance de Russie

Source : Eurostat, Bloomberg

Le désengagement des Occidentaux

Les États-Unis ont décidé d’imposer un embargo sur le pétrole, le gaz et le charbon russes. Les États-Unis importent relativement peu de ressources énergétiques russes, il ne s’agit donc que d’une mesure symbolique. Certaines entreprises décident également de suspendre leurs activités en Russie comme ENI, société italienne privée d’hydrocarbures qui a annoncé revendre ses parts dans le gazoduc Blue Stream dont elle détient 33 %. Cette infrastructure relie la Russie à la Turquie en passant par la mer Noire. La compagnie britannique d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole BP a annoncé en fin de semaine son choix de se désengager de Rosneft, deuxième plus grand producteur de pétrole russe. Il détenait 19,75 % de l’enseigne, soit environ 14 milliards, en fin d’année 2021. Shell, de son côté, a annoncé mettre fin à plusieurs projets dans le secteur de l’énergie. Un majeur, celui avec Gazprom, Sakhaline-2. Il s’agit là d’un énorme projet gazier dans l’Extrême-Orient russe. Ce dernier a vu la première unité de production de GNL (gaz naturel liquéfié) en Russie.

Le groupe pétrolier autrichien OMV a lui aussi refusé l’achat de parts dans un projet en Sibérie mené par Gazprom. La région a acheté plus de 150 milliards de mètres cubes de gaz russe l’année dernière, soit environ un tiers de ses besoins, et il sera difficile de remplacer la majeure partie de ce volume à court terme. Même si le gaz russe continue de circuler, les prix européens ont grimpé en flèche et équivalent à environ 400 dollars le baril de pétrole.

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Analyse technique du cours du pétrole à court terme

Analyse technique du cours du pétrole

Source : xStation5

Les pourparlers entre l’Ukraine et la Russie ainsi que la demande récente d’augmentation de la production de pétrole des Émirats arabes unis à l’Opep+ ont stoppé le récent rallye des prix du pétrole. Les prix du pétrole se sont repliés au niveau de la zone de support à 106,70. En cas de cassure de ce niveau, le mouvement baissier pourrait s’étendre en direction du support à 100,68 où coïncide le retracement de Fibonacci à 78,6 % de la baisse de juin 2014. Toutefois, le RSI est toujours au-dessus de la zone de neutralité de 50 signifiant que les acheteurs ont toujours l’avantage. Si les acheteurs reprennent le contrôle, la résistance à 115,59 serait à envisager.

Analyse technique du cours du gaz naturel à court terme

Analyse technique du cours du gaz naturel

Source : xStation5

Les prix du gaz naturel évoluent de manière mitigée depuis la récente invasion de l’Ukraine par la Russie. La résistance à 4,808 a fait obstacle aux prix récemment, se repliant à son contact en direction du support à 4,345. On remarque d’un point de vue technique que la SMA 50 (ligne verte) s’apprête à franchir à la hausse la SMA 200 (ligne rouge) ce qui formerait une golden cross et nous donnerait un signal haussier.

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Comment stabiliser le marché pétrolier à moyen terme ?

La guerre en Ukraine a ébranlé les marchés des matières premières, du pétrole brut aux céréales, conduisant les acheteurs à fuir le pétrole russe alors qu’ils s’efforcent d’éviter les sanctions.

L’accord iranien en mauvaise posture

La possibilité qu’un accord sur le nucléaire iranien soit finalement trouvé, exerce une certaine pression à la baisse sur les prix du pétrole car il pourrait renverser l’état actuel de l’offre mondiale de pétrole. En effet, l’assouplissement des sanctions américaines contre l’Iran pourrait permettre le retour d’un volume compris entre 2 et 4 millions de barils de pétrole iranien sur les marchés mondiaux. Pourtant la probabilité qu’un quelconque accord soit conclu a été brutalement réduite après que le conflit en Ukraine soit venu s’immiscer dans les négociations.

Depuis le 29 novembre 2021, les négociations de Vienne entre Américains, Iraniens et Européens visent à ressusciter l’accord sur le nucléaire de juillet 2015. Les pourparlers ont été extrêmement laborieux et ont failli être rompus à deux reprises mais, après plus de trois mois d’efforts intenses, elles avaient fini par déboucher sur un projet final : le retour des États-Unis et de l’Iran dans l’accord en échange d’une levée des sanctions. Mais la Russie en a décidé autrement puisque le 5 mars, elle a réclamé des garanties telles que l’assurance que ses relations commerciales avec l’Iran ne seraient pas affectées par les sanctions occidentales à son encontre prises en raison de son offensive militaire en Ukraine. « Ceci risque de mener à l’effondrement de l’accord, privant le peuple iranien d’une levée de sanctions et la communauté internationale des assurances nécessaires concernant le programme nucléaire iranien » ont déclaré la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne.

Vers une possible levée de l’embargo au Vénézuela

La levée de l’embargo qui avait été mis en place à l’encontre du pétrole vénézuélien en avril 2019 a récemment été évoquée par les États-Unis. Joe Biden serait en effet en pourparlers avancés avec le Venezuela sur la levée des sanctions qui ont paralysé la capacité du Venezuela à exporter du pétrole. On estime que le Venezuela pourrait doubler sa production, à environ 1,5 million de barils par jour si les sanctions étaient levées. Les États-Unis souhaitent que le pétrole vénézuélien soit expédié directement aux États-Unis, ce qui permettrait d’expédier 1 à 1,5 million de bpj de l’approvisionnement américain vers l’Europe. Et pourtant, même si les deux pays parvenaient à trouver un accord, augmenter la production du brut vénézuélien ne serait pas si simple. Les sites pétroliers sont dans un état critique, en raison de la mauvaise gestion des autorités vénézuéliennes. Relancer l’extraction et le traitement du pétrole qui a fortement chuté, nécessiterait du temps et un investissement financier conséquent.

Dans les années 1990, le Venezuela a produit plus de 3 millions de barils par jour contre environ 800 000 barils aujourd’hui, soit 1 % de la production mondiale mondiale quotidienne. L’administration Biden souhaite que le Vénézuéla renonce à ses ventes à la Chine mais surtout à sa présence sur le marché noir où il opère avec le soutien de Moscou. Cet accord semble complexe à mettre en place d’autant plus que la Russie soutient le pays et que les pétroles russe et vénézuélien deviendraient concurrents et devraient se vendre sur le même marché.

Une finalisation du projet Keystone XL ?

Les défis d’approvisionnement liés à la guerre en Ukraine poussent les pays à trouver d’autres sources de pétrole. En ce sens, le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, pense que les États-Unis devraient revenir à la table des discussions pour autoriser le projet de pipeline Keystone XL et accroître les exportations de pétrole canadien. Le projet de pipeline aurait dû être terminé cette année mais le président Biden a mis son veto au projet, invoquant des préoccupations environnementales.

Ainsi, 840 000 barils de pétrole auraient pu remplacer les quelque 600 000 barils de pétrole russe avec un tel projet. Les travaux de construction étant bien avancés, le projet Keystone XL pourrait être terminé d’ici un an si les États-Unis donnent leur feu vert. Joe Biden subit aujourd’hui les critiques de son choix de début de mandat car il aurait été plus simple de s’approvisionner au Canada plutôt que de chercher à renégocier des sanctions dans des pays controversés comme le Vénézuela ou encore l’Iran. Pourtant, le pétrole canadien pourrait être une solution de repli face au pétrole russe, puisque les pipelines d’exportation canadiens déjà existants fonctionnent presque au maximum de leur capacité. Néanmoins, la croissance de l’exploitation canadienne sera modeste et insuffisante pour combler les besoins américains à long terme.

Les problématiques du marché du gaz naturel à moyen terme

L’Europe souhaite se défaire de sa dépendance vis-à-vis du gaz russe mais cela nécessite de créer de nouveaux contrats de long terme et cela aura un coût. Par ailleurs, la guerre en Ukraine fait planer un certain nombre de risques quant à l’acheminement du gaz russe.

Risques d’endommagements des gazoducs

Alors que les combats en Ukraine ne cessent de s’intensifier, plusieurs gazoducs auraient été endommagés et seize stations de distribution de gaz ne fonctionneraient plus. L’entreprise publique russe Gazprom a cependant assuré que la Russie continuerait à fournir de gros volumes de gaz naturel à l’Europe via les gazoducs passant par l’Ukraine. Les livraisons devraient rester élevées, un total de 109,6 millions de mètres cubes de gaz naturel a été livré à l’Europe lundi 7 mars, a déclaré un porte-parole de Gazprom. Les responsables russes et ukrainiens ont toutefois exprimé leurs craintes quant aux risques pour les infrastructures de transit du gaz, chaque partie cherchant à se défaire de toute responsabilité en cas de perturbations. La Russie a pris le contrôle de deux des quatre stations qui pompent le gaz naturel vers l’Europe et a assuré garantir la sécurité de l’approvisionnement de ces installations, selon le ministère russe de l’énergie.

Par conséquent, « toute perturbation ou provocation » dans les stations contrôlées par l’Ukraine relèverait de la responsabilité de ce pays, a déclaré le vice-ministre russe de l’énergie, Pavel Sorokin, dans un communiqué. Les troupes russes ont pénétré dans les stations de compression de Novopskov, dans la région de Lougansk, et de Kupyansk, à Kharkiv, selon l’opérateur ukrainien, où la Russie tente de prendre le contrôle de l’infrastructure, créant un risque pour le transit du gaz. Pour l’instant, les flux restent ininterrompus. Le volume total attendu de gaz russe entrant en Ukraine à la frontière devrait s’élever à environ 109,4 millions de mètres cubes. Ce chiffre est peu différent des niveaux observés les jours précédents et est proche des 109,6 millions de mètres cubes de gaz stipulés dans le contrat de transit de Gazprom.

Nouveaux partenaires commerciaux

À court terme, il sera difficile pour l’Europe de se défaire de sa dépendance vis-à-vis du gaz russe. Néanmoins, des solutions sur du moyen/long terme peuvent être mises en place comme des nouveaux contrats avec de nouveaux partenaires. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la production de l’Union Européenne et les importations par canalisation en provenance de pays tels que la Norvège et l’Azerbaïdjan pourraient augmenter de 10 milliards de mètres cubes au cours de l’année prochaine. Du côté des producteurs européens, l’usine norvégienne de Melkoya devrait reprendre ses activités en mai. Mais l’expansion des volumes européens est limitée. Les responsables norvégiens ont déclaré que le pays avait déjà presque atteint sa pleine capacité de pompage, tandis que les champs britanniques sont tendus après une augmentation de la production au cours du second semestre de l’année dernière.

Le président Joe Biden a tenté de solliciter d’importants producteurs de gaz naturel tel que le Qatar, en vue de diversifier l’approvisionnement en Europe. Malheureusement ces producteurs et exportateurs sont liés à d’autres clients de long terme que sont les pays asiatiques et affirment avoir atteint leur capacité de production maximale. La sécurité énergétique de l’Europe ne pourra de facto être garantie sur le court terme. L’enjeu désormais pour l’Europe est de parvenir à remplir les stocks de gaz naturel au cours du printemps et de l’été pour pouvoir répondre à la hausse de la demande au début de l’automne et ainsi éviter toute pénurie qui aggraverait considérablement la crise énergétique. Aussi, la solution du gaz naturel liquéfié (GNL) attire les responsables européens qui cherchent à augmenter leurs importations. Le GNL permet en effet, une grande flexibilité de transport et un approvisionnement venant de n’importe quel pays producteur.

Sources d’approvisionnement de gaz en Europe

Sources d’approvisionnement de gaz en Europe

Source : IEA, Bloomberg

Analyse technique du cours du pétrole à moyen terme

Analyse technique du cours du pétrole à moyen terme

Source : xStation5

Les prix de l’or noir ont cassé le seuil psychologique des 100$ le baril, se dirigeant vers le support à 100,68 où coïncide le retracement de Fibonacci à 78,6 % de la baisse entamée en juin 2014. En cas de cassure de ce niveau, le mouvement baissier pourrait s’étendre en direction du retracement à 88,97$ au niveau du retracement de Fibonacci à 61,8 %. D’un point de vue technique, le RSI évolue au-dessus de la zone de neutralité de 50, signalant que la tendance haussière du pétrole n’est peut-être pas terminée à moyen terme.

Analyse technique du cours du gaz naturel à moyen terme

Analyse technique du cours du gaz naturel à moyen terme

Source : xStation5

Les prix du gaz naturel ont chuté de plus de 34 % depuis leurs récents records historiques et évoluent de manière mitigée depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les prix se dirigent vers la zone de support à 4,382 et en cas de cassure de ce niveau, le support à 3,987 serait à envisager. De plus, on remarque d’un point de vue technique que le RSI s’apprête à franchir la zone de neutralité à 50, ce qui signifie que les vendeurs prendraient le contrôle.

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Le marché des matières premières énergétiques est extrêmement volatile, conséquence directe du conflit entre la Russie et l’Ukraine. De nombreux aspects sont à prendre en considération pour anticiper les mouvements du pétrole et du gaz naturel. Les caractères instables des accords ou bien des levées des sanctions dans les pays producteurs de pétrole renforcent ce caractère volatile. Les pressions inflationnistes augmentent à mesure que la crise énergétique semble perdurer faisant planer le spectre d’une perte de pouvoir d’achat pour les consommateurs.

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Source des images : Freepik

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