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Les chiffres économiques à absolument suivre en juin 2026

Les chiffres économiques à absolument suivre en juin 2026

Au cœur des attentes de nombreux traders, les publications de chiffres économiques sont des moments importants qu’un trader doit préparer et anticiper. Les publications de chiffres économiques sont souvent des événements générant une importante volatilité sur les marchés, et parfois l’amorce d’une nouvelle tendance.

Découvrez pourquoi et comment trader les annonces économiques en vidéo, ainsi que notre calendrier des chiffres économiques à absolument suivre en juin 2026.

Bourse : pourquoi et comment suivre la macro ? En vidéo

Trader : pourquoi suivre les chiffres économiques ?

Les chiffres économiques sont l’équivalent des comptes de résultats des entreprises au niveau d’un pays ou d’une zone géographique. Les publications officielles de chiffres et de statistiques économiques regroupent des informations telles que l’inflation, le taux de chômage, la balance commerciale (importations vs exportations), le sentiment des consommateurs ou encore les ventes de biens immobiliers.

Toutes ces données vont permettre aux traders de mesurer la santé financière et économique d’un pays. Un trader sur les indices boursiers ou sur les devises va devoir utiliser ces données pour tenter de déterminer les grandes tendances macro-économiques.

L’analyse des données macro-économiques peut également être appliquée pour le trading sur actions ou le trading sur les matières premières, car bien que moindre, l’impact de l’analyse fondamentale d’une zone géographique aura un effet sur de nombreux marchés.

Quels sont les impacts des chiffres économiques sur les marchés financiers ?

Au moment d’une publication de chiffres économiques ou de statistiques macro-économiques, il peut y avoir un impact instantané sur les devises et sur les indices boursiers concernés.

Le plus souvent, il y a un impact immédiat lorsque le chiffre annoncé provoque un effet de surprise. Logiquement, une mauvaise nouvelle va faire baisser les cours, alors qu’une bonne nouvelle fera monter les cours.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’au-delà de l’annonce d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle pour l’économie, c’est davantage la déception ou la satisfaction associée à l’annonce qui va créer une réaction rapide sur les marchés.

Ainsi, par exemple, une annonce d’un taux de chômage qui passe de 2 % à 3 % est une mauvaise nouvelle économique en soi, mais si les opérateurs de marchés avaient anticipé une hausse annoncée à 4 %, alors le nouveau taux de chômage sera perçu comme une bonne nouvelle.

Une fois l’effet d’annonce dissipé, le chiffre en lui-même sera pris en compte de façon plus objective par les investisseurs ayant une anticipation à moyen ou long terme. Un bon chiffre sera ainsi un élément en faveur du début ou de la poursuite d’une tendance haussière dans le temps, alors qu’un mauvais chiffre sera un facteur en faveur du début ou de la poursuite d’une tendance baissière.

Comment anticiper les annonces économiques en trading ?

Revenons plus en détail sur la façon dont il faut anticiper un chiffre économique. Un trader qui va consulter un calendrier économique va disposer de plusieurs informations sur chaque donnée économique :

  • le chiffre précédent (celui de la dernière publication du chiffre) ;
  • le consensus (prévision moyenne parmi un groupe représentatif d’économistes) ;
  • le chiffre actuel (disponible une fois publié par l’autorité compétente).

Certains sites affichent également leurs propres prévisions comme c’est le cas pour la section « forecast » du calendrier ci-dessous.

Exemple de calendrier économique

exemple calendrier economique

Source : TradingEconomics

Comme nous avions commencé à l’expliquer, en trading à court terme, c’est l’effet d’annonce qui compte davantage que le chiffre. Un trader ne va donc prêter que peu d’attention à la différence entre le chiffre précédent et le chiffre actuel, mais il va attacher une grande importance à la différence entre les attentes des analystes et le chiffre publié.

Pour mieux comprendre, prenons plusieurs exemples concrets.

Imaginons que la croissance du PIB de la zone euro soit de +1,5 % et que les traders anticipent que la croissance du PIB passe à +1 %. Si la croissance du PIB passe en effet à +1 %, alors il n’y aura probablement aucune réaction immédiate sur le marché. On dit alors que l’information est « pricée », ce qui signifie que l’information a déjà été prise en compte par les traders et que le prix actuel des marchés intègre déjà la baisse de la croissance du PIB dans la zone euro.

Maintenant, dans le même scénario hypothétique, si la croissance du PIB passe à +0,5 % ou -0,5 %. Alors ce serait doublement une mauvaise nouvelle. Mauvaise, car la croissance du PIB baisse, mais surtout car elle baisse plus que ce que les analystes avaient estimé. Dans une telle situation, l’impact sur les marchés boursiers serait sûrement violent et soudain.

Paradoxalement, et toujours dans le même scénario, si la croissance du PIB ne baisse qu’à +1,2 % et bien qu’il s’agisse d’une mauvaise nouvelle d’un point de vue objectif, l’annonce d’une croissance du PIB à +1,2 % aurait probablement un effet positif sur les marchés, car la baisse serait alors inférieure aux anticipations.

Pour conclure, si la croissance du PIB devait passer à +2 % dans notre scénario alors ce serait doublement une bonne nouvelle. Bonne nouvelle d’un point de vue objectif puisque la croissance du PIB serait en hausse, et surtout bonne nouvelle car le chiffre annoncé serait alors bien supérieur aux estimations. Dans ce cas, il serait fort probable que l’annonce du chiffre ait un impact fortement positif sur les cours de la Bourse.

Cet impact de l’effet d’annonce est surtout important pour les traders à court terme, car pour les investisseurs (long terme) en revanche, c’est moins la réaction immédiate qui importe que la portée réelle des chiffres sur l’économie à long terme.

Les chiffres américains importants pour le mois de juin 2026

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Moteur de l’économie mondiale, les chiffres américains sont certainement les plus suivis par les traders du monde entier. Voici ci-dessous notre calendrier économique US pour le mois de juin 2026.

Les chiffres économiques US à retenir pour le mois de juin 2026

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Prenons le temps de comprendre quels sont les 3 chiffres macro-économiques les plus importants aux États-Unis.

Non-Farm Payrolls (NFP)

Le Non-Farm Payrolls est un rapport sur l’emploi publié mensuellement, généralement le premier vendredi de chaque mois, qui affecte fortement le dollar américain, les marchés obligataires et les marchés boursiers. Le programme CES (Current Employment Statistics) de l’U.S. Department of Labor – Bureau of Labor Statistics, enquête sur environ 141 000 entreprises et agences gouvernementales, représentant environ 486 000 lieux de travail individuels, afin de fournir des données détaillées sur l’emploi, la rémunération horaire et les revenus des travailleurs non agricoles.

Note : certains analystes estiment que la fiabilité des indicateurs du chômage américain pourrait être affaiblie, en raison du limogeage récent de la responsable du Bureau of Labor Statistics par Donald Trump et de sa nomination d’un successeur perçu comme plus aligné sur les positions de l’actuel président des USA, ce qui suscite des doutes quant à l’indépendance de l’institution.

Balance Commerciale

Les États-Unis enregistrent des déficits commerciaux constants depuis 1976 en raison de fortes importations de pétrole et de produits de consommation. Le niveau de la balance commerciale est important pour les traders sur les devises, car c’est une donnée qui permet d’estimer les flux de capitaux en devises étrangères. La Chine est le premier partenaire commercial et représente 16 % du commerce total. Viennent ensuite le Canada (15 %) et le Mexique (15 %).

Indice de consommation du Michigan

L’indice des attentes des consommateurs du Michigan se concentre sur trois domaines : comment les consommateurs perçoivent les perspectives de leur propre situation financière, comment ils perçoivent les perspectives de l’économie générale à court terme et leur vision des perspectives de l’économie à long terme. Chaque enquête mensuelle contient environ 50 questions de base, dont chacune suit un aspect différent des attitudes et des attentes des consommateurs. Les échantillons des enquêtes auprès des consommateurs sont statistiquement conçus pour être représentatifs de tous les ménages américains, à l’exclusion de ceux de l’Alaska et d’Hawaï. Chaque mois, un minimum de 500 entretiens sont réalisés par téléphone.

Lire aussi notre dossier Comment  trader l’EUR / USD ?

Les chiffres européens importants pour le mois de juin 2026

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Au niveau des chiffres économiques européens, il faudra principalement suivre les chiffres de l’Allemagne, de la France et de l’Italie. Bien que moins importants, il peut également être utile de regarder les chiffres de l’Espagne et du Portugal.

Les chiffres à surveiller concernent l’emploi et le chômage, la rémunération des travailleurs, l’inflation, la balance commerciale, etc.

Nous allons ici nous focaliser sur quelques chiffres publiés au niveau européen.

Les chiffres économiques européens à retenir pour le mois de juin 2026

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Taux de chômage européen

Dans la zone euro, le taux de chômage mesure le nombre de personnes en recherche active d’emploi en pourcentage de la population active.

Le précédent taux de chômage en Europe était de 6,3 % lors de la publication du 1er juin 2026, un taux stable depuis janvier 2025. Entre le mois d’août 2020 et le mois de mars 2026, le taux de chômage européen est passé de 8,6 % à 6,1 %. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le taux de chômage européen est quasiment à son niveau le plus bas depuis 1996, et deux fois moins important qu’en mars 2013 où il avait dépassé les 12 %.

La prochaine publication du chiffre sur le chômage en Europe est attendue pour le 2 juillet 2026. À l’heure actuelle, il n’y a pas encore d’estimation des analystes pour la prochaine publication, toutefois, il serait surprenant que le taux de chômage évolue drastiquement en juillet prochain.

Pour information, le taux de chômage en France est supérieur à la moyenne européenne, à 8,1 %, alors que le taux de chômage en Allemagne est identique à la moyenne européenne, avec un taux de 6,3 %. L’Italie affiche un taux plus bas que la moyenne UE avec 5,1 %. Cependant, en Espagne, le taux de chômage atteint les 10,83 % (bien que quasiment à son niveau le plus bas depuis 2016 où il atteignait 21 %).

Évolution du taux de chômage en Europe de 2021 à 2026

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Source : TradingEcononomics

Évolution du taux de chômage en Europe de 2016 à 2026

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Source : TradingEcononomics

Découvrir aussi notre guide Comment investir dans l’or en 2026 ?

Taux d’inflation en Europe

Dans la zone euro, le taux d’inflation est calculé en utilisant la moyenne pondérée des agrégats de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Les principales composantes de l’IPCH sont les suivantes : alimentation, alcool et tabac (19 % du poids total), énergie (11 %), biens industriels non énergétiques (29 %) et services (41 %).

Les agrégats de l’IPCH sont calculés comme la moyenne pondérée des composantes de l’IPCH de chaque pays. Le poids d’un pays est sa part des dépenses monétaires de consommation finale des ménages dans le total du groupe de pays. Les IPCH locaux sont fournis à Eurostat par les instituts nationaux de statistique.

Le précédent taux d’inflation en Europe, dévoilé le 20 mai 2026, était de 3 %, un chiffre identique aux attentes des analystes, mais en hausse de 0,4 %.

Après s’être maintenue sous les 2,2 % sur les douze derniers mois, l’inflation repasse au-dessus à 3 % en juin 2026, un signal peu rassurant qui pourrait contraindre les banques centrales à ajuster leur politique monétaire si cette dynamique haussière venait à se confirmer. D’autant plus qu’il est fort probable que la hausse du prix du pétrole continue de créer de l’inflation pendant encore plusieurs mois.

Évolution de l’inflation en Europe sur 12 mois

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Source : TradingEcononomics

Évolution de l’inflation en Europe de 2021 à 2026

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Source : TradingEcononomics

Le taux d’inflation en Europe a connu une forte baisse depuis le mois d’octobre 2022, passant de plus de 10 % à 1,7 % en septembre 2024.

Le mardi 2 juin 2026, les nouveaux chiffres de l’inflation en Europe seront publiés par Eurostat. Les analystes anticipent une poursuite de l’accélération de l’inflation, attendue à 3,4 %, une hausse qui s’expliquerait notamment par le rebond récent des cours du pétrole, susceptible de renchérir les coûts de l’énergie et de se répercuter sur l’ensemble de l’économie.

Jusqu’à présent, les banques centrales semblaient être parvenues à reprendre le contrôle de l’inflation après les fortes tensions observées ces dernières années. Toutefois, le retour attendu de l’inflation au-dessus du seuil des 3 %, dans un contexte de hausse des cours du pétrole, suggère que la bataille pourrait être loin d’être terminée. Sans remettre en cause le scénario d’une inflation maitrisée à ce stade, cette évolution pourrait néanmoins raviver les inquiétudes des marchés et compliquer la tâche des banques centrales. La situation apparaît ainsi moins confortable qu’à la fin de l’année 2025, et pourrait, si cette tendance se confirmait dans les prochains mois, conduire les investisseurs à réévaluer leurs anticipations de politique monétaire.

D’ailleurs, cela fait déjà plusieurs mois que la Banque centrale européenne n’a pas procédé à une nouvelle baisse de ses taux, désormais maintenus à 2,15 % depuis juin 2025. Si les investisseurs espéraient encore récemment de nouveaux assouplissements monétaires, le contexte actuel rend ce scénario de moins en moins probable, marquant un véritable tournant.

Il conviendra donc de suivre avec attention les prochaines publications d’inflation qui seront déterminantes pour l’ensemble de l’économie européenne.

Une éventuelle reprise de l’inflation, voire une remontée des taux, constituerait une mauvaise nouvelle dans un environnement où la croissance du PIB européen reste déjà fragile, comme nous le verrons dans la partie suivante.

À ce jour, l’inflation en Allemagne s’établit à 2,6 %, en dessous de la moyenne européenne, tandis qu’elle augmente en France, passant de 1,7 % à 2,4 % (bien qu’encore inférieure à la moyenne EU). L’Italie affiche de son côté un taux à 3,2 %, supérieur à la moyenne européenne, tout comme l’Espagne qui affiche aussi une inflation à 3,2 % en juin 2026.

La prochaine annonce de la BCE concernant les taux est prévue pour le jeudi 11 juin 2026, et les analystes anticipent désormais un changement de cap de la Banque centrale européenne, avec un taux directeur qui pourrait remonter à 2,4 %, contre 2,15 % actuellement. Une telle évolution marquerait un retournement par rapport aux attentes qui prévalaient encore fin 2025 et traduirait la volonté de la BCE d’éviter tout risque de réaccélération durable de l’inflation.

Évolution de l’inflation en Europe de 2016 à 2026

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Source : TradingEcononomics

Taux d’évolution du PIB européen

La zone euro est la deuxième plus grande économie du monde. Sur les 19 États membres qu’il comprend, les plus grands sont : l’Allemagne (29 % du PIB total), la France (20 %), l’Italie (15 %) et l’Espagne (10 %).

Du côté des dépenses, la consommation des ménages est la principale composante du PIB et représente 54 % de son utilisation totale, suivie par la formation brute de capital fixe (21 %) et les dépenses publiques (20 %). Les exportations de biens et de services représentent 47 % du PIB tandis que les importations représentent 43 %, une différence qui permet d’augmenter le PIB total de 4 %.

Le précédent chiffre sur la croissance annuelle du PIB en Europe, publié le 13 mai 2026, était de +0,8 %, et donc en baisse par rapport à la publication d’avril 2026 (+1,2 %) et de février (+1,4 %).

Après plusieurs trimestres d’amélioration ayant conduit à une accélération progressive de la croissance jusqu’au deuxième trimestre 2025, on observe désormais un essoufflement de l’activité économique. Cette inflexion de la dynamique du PIB constitue un signal peu encourageant, d’autant qu’elle intervient dans un contexte de résurgence des tensions inflationnistes.

Pour retrouver un niveau de confiance plus élevé dans les perspectives économiques à l’horizon de fin 2026, il serait souhaitable que la croissance du PIB repasse durablement au-dessus de 2 %. Un tel rythme de progression témoignerait d’une économie suffisamment dynamique pour absorber les pressions inflationnistes, soutenir l’emploi et favoriser la croissance des bénéfices des entreprises.

À l’inverse, une croissance qui resterait au niveau actuel pourrait entretenir les craintes d’un ralentissement économique prolongé, particulièrement dans un environnement marqué par le retour des tensions sur les prix de l’énergie.

La prochaine publication de la croissance annuelle du PIB européen est prévue pour le 5 juin 2026 à 10h. Le consensus des analystes anticipe un PIB qui resterait à 0,8 % lors de la prochaine publication. La croissance européenne s’approche donc de niveaux catastrophiques, et si le chiffre annoncé devait être inférieur aux attentes, ce serait un signal vraiment négatif pour l’économie européenne.

Notons que le PIB de la France a maintenant un taux de croissance légèrement supérieur à la moyenne en Europe, avec +0,9 %. L’Espagne de son côté affiche une croissance du PIB de +2,7 %, alors que l’Italie peine à décoller avec 0,8 % de croissance. Toutefois, la situation allemande est inquiétante avec une croissance du PIB allemand de 0,4 % qui confirme que le moteur industriel de l’Europe est en panne. Cependant, le méga plan de relance allemand pourrait bien changer la donne outre-Rhin.

Évolution du PIB en Europe depuis 2023

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Source : TradingEcononomics

Les chiffres importants des autres pays du monde pour juin 2026

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Bien que le Dollar US et l’Euro soient les devises utilisées dans 80 % des échanges commerciaux dans le monde, il peut être intéressant de se pencher sur les annonces économiques d’autres pays.

Le PIB de la Chine

La Chine est un des moteurs de l’économie mondiale, il peut donc être pertinent de mesurer la santé économique de ce pays en suivant l’évolution de son PIB.

En Chine, le produit intérieur brut est divisé en trois secteurs : primaire, secondaire et tertiaire. L’industrie primaire comprend l’agriculture, la foresterie, l’élevage et la pêche et représente environ 9 % du PIB. Le secteur secondaire, qui comprend l’industrie (40 % du PIB) et la construction (9 % du PIB), est le plus important. Le secteur tertiaire représente les 44 % restants de la production totale et comprend le commerce de gros et de détail, Transport, stockage et poste, Intermédiation financière, Immobilier, Services d’hôtellerie et de restauration et autres.

La dernière publication du PIB en Chine a eu lieu le jeudi 16 avril 2026 et le taux de croissance du PIB chinois était de 5 %, soit un taux supérieur au chiffre précédent qui s’élevait à 4,5 % (supérieur aussi aux attentes des analystes qui anticipaient 4,8 %).

La prochaine publication de la croissance du PIB chinois est prévue pour le 15 juillet 2026. Les analystes anticipent maintenant une baisse de la croissance du PIB chinois qui devrait revenir à 4,7.

La croissance du PIB chinois a connu plusieurs coups d’arrêt ces dernières années. Elle s’est d’abord effondrée à –6,8 % pendant la crise du Covid, avant de retomber à 0,8 % en 2022 dans le sillage de la crise immobilière.

Depuis le début de l’année 2023, la situation s’est nettement améliorée puisque la croissance semble désormais se stabiliser au-dessus de 4 %, un rythme plutôt satisfaisant compte tenu du contexte économique mondial.

Évolution du PIB chinois

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Source : TradingEconomics

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Les décisions de taux au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, le taux d’intérêt de référence est fixé par le Comité de politique monétaire (MPC). Le taux d’intérêt officiel de la Banque d’Angleterre est le taux repo. Ce taux de pension s’applique aux opérations d’open market de la Banque d’Angleterre avec un groupe de contreparties (banques, sociétés de crédit immobilier, maisons de titres).

La dernière réunion de la Banque d’Angleterre pour décider des taux d’intérêts directeurs a eu lieu le 30 avril 2026 : la BoE a maintenu le taux décidé en décembre 2025, soit 3,75 %. Ce niveau de taux est supérieur au taux de la BCE et identique à celui de la FED.

La prochaine décision de la BoE concernant ses taux directeurs aura lieu le 18 juin 2026 et les analystes anticipent un statu quo avec un taux qui devrait rester à 3,75 %.

À ce stade, le Royaume-Uni apparaît comme l’un des rares pays développés à mieux résister au retour des tensions inflationnistes. Alors que la plupart des grandes économies enregistrent une remontée de l’inflation, l’indice des prix britannique a au contraire reculé, passant de 3 % à 2,8 %.

Cette relative résilience pourrait s’expliquer par la politique monétaire plus restrictive menée par la Bank of England (BOE), qui a maintenu des taux d’intérêt élevés plus longtemps que certaines de ses homologues.

Dans un contexte marqué par la hausse des prix de l’énergie, cette stratégie semble pour l’instant porter ses fruits. Certes, les analystes anticipent un léger rebond de l’inflation dans les prochains mois, mais celui-ci resterait contenu, avec une progression attendue de 2,8 % à 3,1 %, soit une hausse nettement plus modérée que celle observée ou anticipée dans d’autres grandes économies.

Évolution du taux directeur du Royaume-Uni

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Source : TradingEconomics

Le PIB du Japon

L’économie de marché libre et industrialisée du Japon est la quatrième du monde. Le Japon possède la plus grande industrie électronique et la troisième plus grande industrie automobile au monde. L’économie japonaise est bien connue pour son efficacité et sa compétitivité dans les secteurs axés sur les exportations, mais la productivité est plus faible dans des domaines tels que l’agriculture, la distribution et les services.

Suivre l’évolution du PIB japonais est donc un indicateur important de la santé économique mondiale, et bien sûr, devient indispensable pour les traders sur le JPY ou le Nikkei.

La dernière publication du PIB japonais a eu lieu le 18 mai 2026. Les analystes prévoyaient une croissance du PIB en hausse, passant de +0,8 % à +1,6 %. Finalement, la hausse du PIB a été plus forte que ce à quoi s’attendaient les analystes, avec un PIB en hausse à +2,1 %.

La prochaine publication officielle concernant le PIB japonais est attendue pour le 7 juin 2026, et les analystes anticipent un maintien du taux de croissance à 2,1 %.

Au Japon, la situation semble s’améliorer au regard des dernières statistiques, suggérant un certain retour à l’équilibre après plusieurs périodes de volatilité. Toutefois, si l’on se réfère au graphique ci-dessous, cette évolution apparaît particulièrement irrégulière, en dents de scie, ce qui rend toute lecture claire de la tendance particulièrement délicate.

La croissance du PIB japonais demeure ainsi difficilement prévisible, d’autant plus que les résultats s’avèrent régulièrement à côté des anticipations des analystes, soulignant à quel point la dynamique de croissance reste instable et incertaine dans l’archipel.

Évolution de la croissance du PIB japonais

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Source : TradingEconomics

L’indicateur KOF, le baromètre de l’économie en Suisse

Le KOF Economic Barometer est un indicateur avancé de la conjoncture suisse publié chaque mois par le KOF Swiss Economic Institute. Il agrège plus d’une centaine de données couvrant la production, la demande et le climat des affaires afin de donner une indication précoce sur l’évolution future de l’économie.

Voici comment lire le KOF Economic Barometer :

  • Au-dessus de 100 → économie plutôt dynamique
  • Autour de 100 → croissance dans la norme historique
  • En-dessous de 100 → signaux de faiblesse
  • Sous 90 → alerte sérieuse, souvent corrélée à un net ralentissement ou à une récession à venir

Le baromètre KOF mesure donc le degré d’optimisme des dirigeants d’entreprise quant à la performance économique et leurs impressions sur les perspectives de leur entreprise. Ce baromètre repose sur une approche multisectorielle composée de trois modules. Il comprend 219 variables, combinées selon des pondérations déterminées statistiquement.

Nous pouvons constater que depuis le mois d’avril 2024, l’indice évolue la plupart du temps au-dessus du seuil des 100, à l’exception de quelques creux ponctuels comme on peut l’observer sur le graphique ci-dessous.

Dans l’ensemble, ces niveaux traduisent une dynamique économique saine, voire relativement solide, en ligne avec une croissance dite « normale » mais plutôt bien orientée. Cette configuration tranche nettement avec la période 2022-2023, durant laquelle l’indice restait majoritairement autour des 90, ou tout juste sous ce seuil, signalant alors une faiblesse économique marquée. Sans pour autant être sur des niveaux d’expansion exceptionnelle, l’indicateur semble aujourd’hui se stabiliser sur des niveaux jugés très corrects, envoyant des signaux globalement positifs quant à la tenue de l’activité économique.

Lors de la dernière publication du 29 mai 2026, les analystes s’attendaient à ce que le niveau du KOF soit en légère augmentation, anticipant que l’indicateur passerait de 97,8 à 98,4. Finalement, le chiffre a été légèrement moins bon que prévu (bien qu’en hausse), à 98. La prochaine publication devrait avoir lieu le 30 juin 2026.

Indicateur de la santé économique en Suisse

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Source : TradingEconomics

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