Les chiffres économiques à absolument suivre en mai 2026
Au cœur des attentes de nombreux traders, les publications de chiffres économiques sont des moments importants qu’un trader doit préparer et anticiper. Les publications de chiffres économiques sont souvent des événements générant une importante volatilité sur les marchés, et parfois l’amorce d’une nouvelle tendance.
Découvrez pourquoi et comment trader les annonces économiques en vidéo, ainsi que notre calendrier des chiffres économiques à absolument suivre en mai 2026.
Bourse : pourquoi et comment suivre la macro ? En vidéo
Trader : pourquoi suivre les chiffres économiques ?
Les chiffres économiques sont l’équivalent des comptes de résultats des entreprises au niveau d’un pays ou d’une zone géographique. Les publications officielles de chiffres et de statistiques économiques regroupent des informations telles que l’inflation, le taux de chômage, la balance commerciale (importations vs exportations), le sentiment des consommateurs ou encore les ventes de biens immobiliers.
Toutes ces données vont permettre aux traders de mesurer la santé financière et économique d’un pays. Un trader sur les indices boursiers ou sur les devises va devoir utiliser ces données pour tenter de déterminer les grandes tendances macro-économiques.
L’analyse des données macro-économiques peut également être appliquée pour le trading sur actions ou le trading sur les matières premières, car bien que moindre, l’impact de l’analyse fondamentale d’une zone géographique aura un effet sur de nombreux marchés.
Quels sont les impacts des chiffres économiques sur les marchés financiers ?
Au moment d’une publication de chiffres économiques ou de statistiques macro-économiques, il peut y avoir un impact instantané sur les devises et sur les indices boursiers concernés.
Le plus souvent, il y a un impact immédiat lorsque le chiffre annoncé provoque un effet de surprise. Logiquement, une mauvaise nouvelle va faire baisser les cours, alors qu’une bonne nouvelle fera monter les cours.
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’au-delà de l’annonce d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle pour l’économie, c’est davantage la déception ou la satisfaction associée à l’annonce qui va créer une réaction rapide sur les marchés.
Ainsi, par exemple, une annonce d’un taux de chômage qui passe de 2 % à 3 % est une mauvaise nouvelle économique en soi, mais si les opérateurs de marchés avaient anticipé une hausse annoncée à 4 %, alors le nouveau taux de chômage sera perçu comme une bonne nouvelle.
Une fois l’effet d’annonce dissipé, le chiffre en lui-même sera pris en compte de façon plus objective par les investisseurs ayant une anticipation à moyen ou long terme. Un bon chiffre sera ainsi un élément en faveur du début ou de la poursuite d’une tendance haussière dans le temps, alors qu’un mauvais chiffre sera un facteur en faveur du début ou de la poursuite d’une tendance baissière.
Comment anticiper les annonces économiques en trading ?
Revenons plus en détail sur la façon dont il faut anticiper un chiffre économique. Un trader qui va consulter un calendrier économique va disposer de plusieurs informations sur chaque donnée économique :
- le chiffre précédent (celui de la dernière publication du chiffre) ;
- le consensus (prévision moyenne parmi un groupe représentatif d’économistes) ;
- le chiffre actuel (disponible une fois publié par l’autorité compétente).
Certains sites affichent également leurs propres prévisions comme c’est le cas pour la section « forecast » du calendrier ci-dessous.
Exemple de calendrier économique

Source : TradingEconomics
Comme nous avions commencé à l’expliquer, en trading à court terme, c’est l’effet d’annonce qui compte davantage que le chiffre. Un trader ne va donc prêter que peu d’attention à la différence entre le chiffre précédent et le chiffre actuel, mais il va attacher une grande importance à la différence entre les attentes des analystes et le chiffre publié.
Pour mieux comprendre, prenons plusieurs exemples concrets.
Imaginons que la croissance du PIB de la zone euro soit de +1,5 % et que les traders anticipent que la croissance du PIB passe à +1 %. Si la croissance du PIB passe en effet à +1 %, alors il n’y aura probablement aucune réaction immédiate sur le marché. On dit alors que l’information est « pricée », ce qui signifie que l’information a déjà été prise en compte par les traders et que le prix actuel des marchés intègre déjà la baisse de la croissance du PIB dans la zone euro.
Maintenant, dans le même scénario hypothétique, si la croissance du PIB passe à +0,5 % ou -0,5 %. Alors ce serait doublement une mauvaise nouvelle. Mauvaise, car la croissance du PIB baisse, mais surtout car elle baisse plus que ce que les analystes avaient estimé. Dans une telle situation, l’impact sur les marchés boursiers serait sûrement violent et soudain.
Paradoxalement, et toujours dans le même scénario, si la croissance du PIB ne baisse qu’à +1,2 % et bien qu’il s’agisse d’une mauvaise nouvelle d’un point de vue objectif, l’annonce d’une croissance du PIB à +1,2 % aurait probablement un effet positif sur les marchés, car la baisse serait alors inférieure aux anticipations.
Pour conclure, si la croissance du PIB devait passer à +2 % dans notre scénario alors ce serait doublement une bonne nouvelle. Bonne nouvelle d’un point de vue objectif puisque la croissance du PIB serait en hausse, et surtout bonne nouvelle car le chiffre annoncé serait alors bien supérieur aux estimations. Dans ce cas, il serait fort probable que l’annonce du chiffre ait un impact fortement positif sur les cours de la Bourse.
Cet impact de l’effet d’annonce est surtout important pour les traders à court terme, car pour les investisseurs (long terme) en revanche, c’est moins la réaction immédiate qui importe que la portée réelle des chiffres sur l’économie à long terme.
Les chiffres américains importants pour le mois de mai 2026
Moteur de l’économie mondiale, les chiffres américains sont certainement les plus suivis par les traders du monde entier. Voici ci-dessous notre calendrier économique US pour le mois de mai 2026.
Les chiffres économiques US à retenir pour le mois de mai 2026

Prenons le temps de comprendre quels sont les 3 chiffres macro-économiques les plus importants aux États-Unis.
Non-Farm Payrolls (NFP)
Le Non-Farm Payrolls est un rapport sur l’emploi publié mensuellement, généralement le premier vendredi de chaque mois, qui affecte fortement le dollar américain, les marchés obligataires et les marchés boursiers. Le programme CES (Current Employment Statistics) de l’U.S. Department of Labor – Bureau of Labor Statistics, enquête sur environ 141 000 entreprises et agences gouvernementales, représentant environ 486 000 lieux de travail individuels, afin de fournir des données détaillées sur l’emploi, la rémunération horaire et les revenus des travailleurs non agricoles.
Note : certains analystes estiment que la fiabilité des indicateurs du chômage américain pourrait être affaiblie, en raison du limogeage récent de la responsable du Bureau of Labor Statistics par Donald Trump et de sa nomination d’un successeur perçu comme plus aligné sur les positions de l’actuel président des USA, ce qui suscite des doutes quant à l’indépendance de l’institution.
Balance Commerciale
Les États-Unis enregistrent des déficits commerciaux constants depuis 1976 en raison de fortes importations de pétrole et de produits de consommation. Le niveau de la balance commerciale est important pour les traders sur les devises, car c’est une donnée qui permet d’estimer les flux de capitaux en devises étrangères. La Chine est le premier partenaire commercial et représente 16 % du commerce total. Viennent ensuite le Canada (15 %) et le Mexique (15 %).
Indice de consommation du Michigan
L’indice des attentes des consommateurs du Michigan se concentre sur trois domaines : comment les consommateurs perçoivent les perspectives de leur propre situation financière, comment ils perçoivent les perspectives de l’économie générale à court terme et leur vision des perspectives de l’économie à long terme. Chaque enquête mensuelle contient environ 50 questions de base, dont chacune suit un aspect différent des attitudes et des attentes des consommateurs. Les échantillons des enquêtes auprès des consommateurs sont statistiquement conçus pour être représentatifs de tous les ménages américains, à l’exclusion de ceux de l’Alaska et d’Hawaï. Chaque mois, un minimum de 500 entretiens sont réalisés par téléphone.
Les chiffres européens importants pour le mois de mai 2026
Au niveau des chiffres économiques européens, il faudra principalement suivre les chiffres de l’Allemagne, de la France et de l’Italie. Bien que moins importants, il peut également être utile de regarder les chiffres de l’Espagne et du Portugal.
Les chiffres à surveiller concernent l’emploi et le chômage, la rémunération des travailleurs, l’inflation, la balance commerciale, etc.
Nous allons ici nous focaliser sur quelques chiffres publiés au niveau européen.
Les chiffres économiques européens à retenir pour le mois de mai 2026

Taux de chômage européen
Dans la zone euro, le taux de chômage mesure le nombre de personnes en recherche active d’emploi en pourcentage de la population active.
Le précédent taux de chômage en Europe était de 6,2 % lors de la publication du 1er avril 2026, un taux en hausse comparé à la précédente publication. Depuis août 2020, le taux de chômage européen est passé de 8,6 % à 6,1 % en mars 2026. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le taux de chômage européen est quasiment à son niveau le plus bas depuis 1996, et deux fois moins important qu’en mars 2013 où il avait dépassé les 12 %.
La prochaine publication du chiffre sur le chômage en Europe est attendue pour le 30 avril 2026, puis le 13 mai 2026. À l’heure actuelle, les analystes estiment qu’il n’y aura pas de changement concernant le taux de chômage qui devrait rester à 6,2 %.
Pour information, le taux de chômage en France est supérieur à la moyenne européenne, à 7,9 %, alors que le taux de chômage en Allemagne est légèrement supérieur à la moyenne européenne, avec un taux de 6,3 %. L’Italie affiche un taux un peu plus bas que la moyenne UE avec 5,3 %. Cependant, en Espagne, le taux de chômage atteint les 9,93 % (bien qu’à son niveau le plus bas depuis 2016 où il atteignait 21 %).
Évolution du taux de chômage en Europe de 2021 à 2026

Source : TradingEcononomics
Évolution du taux de chômage en Europe de 2016 à 2026

Source : TradingEcononomics
Taux d’inflation en Europe
Dans la zone euro, le taux d’inflation est calculé en utilisant la moyenne pondérée des agrégats de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Les principales composantes de l’IPCH sont les suivantes : alimentation, alcool et tabac (19 % du poids total), énergie (11 %), biens industriels non énergétiques (29 %) et services (41 %).
Les agrégats de l’IPCH sont calculés comme la moyenne pondérée des composantes de l’IPCH de chaque pays. Le poids d’un pays est sa part des dépenses monétaires de consommation finale des ménages dans le total du groupe de pays. Les IPCH locaux sont fournis à Eurostat par les instituts nationaux de statistique.
Le précédent taux d’inflation en Europe, dévoilé le 16 avril 2026, était de 2,6 %, un chiffre légèrement supérieur aux attentes des analystes qui s’attendaient à un taux de 2,5 %.
Après s’être maintenue sous les 2,2 % sur les douze derniers mois, l’inflation repasse au-dessus de 2,5 % en avril 2026, un signal peu rassurant qui pourrait contraindre les banques centrales à ajuster leur politique monétaire si cette dynamique haussière venait à se confirmer. D’autant plus qu’il est fort probable que la hausse du prix du pétrole continue de créer de l’inflation pendant encore plusieurs mois.
Évolution de l’inflation en Europe sur 12 mois

Source : TradingEcononomics
Évolution de l’inflation en Europe de 2021 à 2026

Source : TradingEcononomics
Le taux d’inflation en Europe a connu une forte baisse depuis le mois d’octobre 2022, passant de plus de 10 % à 1,7 % en septembre 2024.
Le jeudi 30 avril 2026 puis le mercredi 20 mai, les nouveaux chiffres de l’inflation en Europe seront publiés par Eurostat. À ce stade, aucune anticipation d’analystes n’a encore été publiée concernant la prochaine publication des chiffres de l’inflation, laissant planer une certaine incertitude sur l’orientation à venir.
Même si, à ce stade, l’inflation reste globalement maîtrisée en Europe, le contexte géopolitique actuel vient clairement rebattre les cartes. La guerre en Iran, et surtout la hausse du prix du pétrole qui en découle, font planer le risque d’un retour de tensions inflationnistes, ce qui remet directement en question la trajectoire de baisse des taux anticipée par les marchés.
D’ailleurs, cela fait déjà plusieurs mois que la Banque centrale européenne n’a pas procédé à une nouvelle baisse de ses taux, désormais maintenus à 2,15 % depuis juin 2025. Si les investisseurs espéraient encore récemment de nouveaux assouplissements monétaires, le contexte actuel rend ce scénario de moins en moins probable, marquant un véritable tournant.
Il conviendra donc de suivre avec attention les prochaines publications d’inflation qui seront déterminantes pour l’ensemble de l’économie européenne.
Une éventuelle reprise de l’inflation, voire une remontée des taux, constituerait une mauvaise nouvelle dans un environnement où la croissance du PIB européen reste déjà fragile, comme nous le verrons dans la partie suivante.
À ce jour, l’inflation en Allemagne s’établit à 2,7 %, un peu au-dessus de la moyenne européenne, tandis qu’elle reste à 1,7 % en France, nettement en dessous. L’Italie affiche aussi un taux à 1,7 %, également inférieur à la moyenne, alors que l’Espagne se distingue avec une inflation à 3,4 %, supérieure à celle observée dans le reste de la zone euro.
La prochaine annonce de la BCE concernant les taux est prévue pour le 30 avril 2026, et les anticipations tablent sur un statu-quo avec un taux qui resterait inchangé
Évolution de l’inflation en Europe de 2016 à 2026

Source : TradingEcononomics
Taux d’évolution du PIB européen
La zone euro est la deuxième plus grande économie du monde. Sur les 19 États membres qu’il comprend, les plus grands sont : l’Allemagne (29 % du PIB total), la France (20 %), l’Italie (15 %) et l’Espagne (10 %).
Du côté des dépenses, la consommation des ménages est la principale composante du PIB et représente 54 % de son utilisation totale, suivie par la formation brute de capital fixe (21 %) et les dépenses publiques (20 %). Les exportations de biens et de services représentent 47 % du PIB tandis que les importations représentent 43 %, une différence qui permet d’augmenter le PIB total de 4 %.
Le précédent chiffre sur la croissance annuelle du PIB en Europe, publié le 6 mars 2026, était de +1,2 %, et donc en baisse par rapport à la publication de février 2026 (+1,4 %).
Si la croissance était en repli entre fin 2022 et Q3 2023, passant de 2,1 % à 0,1 %, il semblerait depuis début 2024 que la croissance soit de retour.
Toutefois, un rythme de croisière considéré comme sain pour l’économie européenne se situerait autour d’une croissance du PIB comprise entre 2 % et 3 %, un niveau qui traduirait une expansion solide sans risque de surchauffe. Or, nous sommes davantage autour de 1,2 à 1,6 %, un niveau encore insuffisant pour pouvoir parler d’une économie saine.
La prochaine publication de la croissance annuelle du PIB européen est prévue pour le 30 avril 2026 à 10h. Le consensus table sur une croissance du PIB de 1,2 % lors de la prochaine publication. La croissance européenne n’est donc pas à des niveaux catastrophiques, mais clairement pas dans une tendance qui permettrait à l’économie européenne de revenir sur les niveaux attendus par les marchés.
Notons que la croissance en France est inférieure à la moyenne européenne avec un taux de 1,2 % (bien qu’en hausse depuis 3 mois). L’Espagne de son côté affiche une croissance du PIB de +2,7 %, alors que l’Italie peine à décoller avec 0,8 % de croissance. Toutefois, la situation allemande est inquiétante avec une croissance du PIB allemand de 0,4 % qui confirme que le moteur industriel de l’Europe est en panne. Cependant, le méga plan de relance allemand pourrait bien changer la donne outre-Rhin.
Évolution du PIB en Europe depuis 2022

Source : TradingEcononomics
Les chiffres importants des autres pays du monde pour mai 2026
Bien que le Dollar US et l’Euro soient les devises utilisées dans 80 % des échanges commerciaux dans le monde, il peut être intéressant de se pencher sur les annonces économiques d’autres pays.
Le PIB de la Chine
La Chine est un des moteurs de l’économie mondiale, il peut donc être pertinent de mesurer la santé économique de ce pays en suivant l’évolution de son PIB.
En Chine, le produit intérieur brut est divisé en trois secteurs : primaire, secondaire et tertiaire. L’industrie primaire comprend l’agriculture, la foresterie, l’élevage et la pêche et représente environ 9 % du PIB. Le secteur secondaire, qui comprend l’industrie (40 % du PIB) et la construction (9 % du PIB), est le plus important. Le secteur tertiaire représente les 44 % restants de la production totale et comprend le commerce de gros et de détail, Transport, stockage et poste, Intermédiation financière, Immobilier, Services d’hôtellerie et de restauration et autres.
La dernière publication du PIB en Chine a eu lieu le jeudi 16 avril 2026 et le taux de croissance du PIB chinois était de 5 %, soit un taux supérieur au chiffre précédent qui s’élevait à 4,5 % (supérieur aussi aux attentes des analystes qui anticipaient 4,8 %).
La prochaine publication de la croissance du PIB chinois est prévue pour le 15 juillet 2026.
La croissance du PIB chinois a connu plusieurs coups d’arrêt ces dernières années. Elle s’est d’abord effondrée à –6,8 % pendant la crise du Covid, avant de retomber à 0,8 % en 2022 dans le sillage de la crise immobilière.
Depuis le début de l’année 2023, la situation s’est nettement améliorée puisque la croissance semble désormais se stabiliser au-dessus de 4 %, un rythme plutôt satisfaisant compte tenu du contexte économique mondial.
Évolution du PIB chinois

Source : TradingEconomics
Les décisions de taux au Royaume-Uni
Au Royaume-Uni, le taux d’intérêt de référence est fixé par le Comité de politique monétaire (MPC). Le taux d’intérêt officiel de la Banque d’Angleterre est le taux repo. Ce taux de pension s’applique aux opérations d’open market de la Banque d’Angleterre avec un groupe de contreparties (banques, sociétés de crédit immobilier, maisons de titres).
La dernière réunion de la Banque d’Angleterre pour décider des taux d’intérêts directeurs a eu lieu le 19 mars 2026 : la BoE a maintenu le taux décidé en décembre 2025, soit 3,75 %. Ce niveau de taux est supérieur au taux de la BCE et identique à celui de la FED.
La prochaine décision de la BoE concernant ses taux directeurs aura lieu le 30 avril 2026 et les analystes anticipent un statu quo avec un taux qui devrait rester à 3,75 %.
Au Royaume-Uni, la situation est préoccupante. L’inflation y est désormais stabilisée autour de 3 %, un niveau sensiblement supérieur à celui observé aux États-Unis et surtout nettement au-dessus de l’inflation en zone euro. Cette différence traduit une difficulté plus marquée à ramener durablement les pressions inflationnistes sous contrôle.
Les anticipations des analystes ne sont d’ailleurs guère rassurantes : pour la prochaine publication de fin avril 2026, l’inflation britannique est déjà attendue en hausse, autour de 3,4 %, et la récente envolée des prix du pétrole pourrait accentuer encore cette dynamique.
Dans ce contexte, le Royaume-Uni aborde une éventuelle nouvelle phase inflationniste avec un handicap structurel, puisqu’il part d’un niveau déjà élevé, contrairement aux grandes économies comme les États-Unis ou la zone euro qui ont réussi à normaliser davantage leurs niveaux de prix.
Cette situation est donc particulièrement préoccupante dans un environnement géopolitique tendu, où le retour de l’inflation pourrait s’imposer plus rapidement et avec plus d’intensité outre-Manche.
Évolution du taux directeur du Royaume-Uni

Source : TradingEconomics
Le PIB du Japon
L’économie de marché libre et industrialisée du Japon est la quatrième du monde. Le Japon possède la plus grande industrie électronique et la troisième plus grande industrie automobile au monde. L’économie japonaise est bien connue pour son efficacité et sa compétitivité dans les secteurs axés sur les exportations, mais la productivité est plus faible dans des domaines tels que l’agriculture, la distribution et les services.
Suivre l’évolution du PIB japonais est donc un indicateur important de la santé économique mondiale, et bien sûr, devient indispensable pour les traders sur le JPY ou le Nikkei.
La dernière publication du PIB japonais a eu lieu le 9 mars 2026. Les analystes prévoyaient une croissance du PIB en hausse, passant de -2,6 % à +0,2 %. Finalement, la hausse du PIB a été plus forte que ce à quoi s’attendaient les analystes, avec un PIB en hausse à +1,3 %.
La prochaine publication officielle concernant le PIB japonais est attendue pour le 15 mai 2026.
Au Japon, la situation semble s’améliorer au regard des dernières statistiques, suggérant un certain retour à l’équilibre après plusieurs périodes de volatilité. Toutefois, si l’on se réfère au graphique ci-dessous, cette évolution apparaît particulièrement irrégulière, en dents de scie, ce qui rend toute lecture claire de la tendance particulièrement délicate.
La croissance du PIB japonais demeure ainsi difficilement prévisible, d’autant plus que les résultats s’avèrent régulièrement à côté des anticipations des analystes, soulignant à quel point la dynamique de croissance reste instable et incertaine dans l’archipel.
Évolution de la croissance du PIB japonais

Source : TradingEconomics
L’indicateur KOF, le baromètre de l’économie en Suisse
Le KOF Economic Barometer est un indicateur avancé de la conjoncture suisse publié chaque mois par le KOF Swiss Economic Institute. Il agrège plus d’une centaine de données couvrant la production, la demande et le climat des affaires afin de donner une indication précoce sur l’évolution future de l’économie.
Voici comment lire le KOF Economic Barometer :
- Au-dessus de 100 → économie plutôt dynamique
- Autour de 100 → croissance dans la norme historique
- En-dessous de 100 → signaux de faiblesse
- Sous 90 → alerte sérieuse, souvent corrélée à un net ralentissement ou à une récession à venir
Le baromètre KOF mesure donc le degré d’optimisme des dirigeants d’entreprise quant à la performance économique et leurs impressions sur les perspectives de leur entreprise. Ce baromètre repose sur une approche multisectorielle composée de trois modules. Il comprend 219 variables, combinées selon des pondérations déterminées statistiquement.
Nous pouvons constater que depuis le mois d’avril 2024, l’indice évolue la plupart du temps au-dessus du seuil des 100, à l’exception de quelques creux ponctuels comme on peut l’observer sur le graphique ci-dessous.
Dans l’ensemble, ces niveaux traduisent une dynamique économique saine, voire relativement solide, en ligne avec une croissance dite « normale » mais plutôt bien orientée. Cette configuration tranche nettement avec la période 2022-2023, durant laquelle l’indice restait majoritairement autour des 90, ou tout juste sous ce seuil, signalant alors une faiblesse économique marquée. Sans pour autant être sur des niveaux d’expansion exceptionnelle, l’indicateur semble aujourd’hui se stabiliser sur des niveaux jugés très corrects, envoyant des signaux globalement positifs quant à la tenue de l’activité économique.
Lors de la dernière publication du 30 mars 2026, les analystes s’attendaient à ce que le niveau du KOF soit en légère baisse, anticipant que l’indicateur passerait de 103,8 à 102. Finalement, le chiffre a été pire puisqu’en baisse à 96,1. La prochaine publication devrait avoir lieu le 30 avril 2026.
Indicateur de la santé économique en Suisse

Source : TradingEconomics
Toutes nos informations sont, par nature, génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle et ne constituent en aucune façon des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions et ne peuvent être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier, ni à une incitation quelconque à acheter ou vendre des instruments financiers. Le lecteur est seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre la société éditrice de Cafedelabourse.com ne soit possible. La responsabilité de la société éditrice de Cafedelabourse.com ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.

