Au cœur des attentes de nombreux traders, les publications de chiffres économiques sont des moments importants qu’un trader doit préparer et anticiper. Les publications de chiffres économiques sont souvent des événements générant une importante volatilité sur les marchés, et parfois l’amorce d’une nouvelle tendance.
Découvrez pourquoi et comment trader les annonces économiques en vidéo, ainsi que notre calendrier des chiffres économiques à absolument suivre en juillet 2026.
Bourse : pourquoi et comment suivre la macro ? En vidéo
Trader : pourquoi suivre les chiffres économiques ?
Les chiffres économiques sont l’équivalent des comptes de résultats des entreprises au niveau d’un pays ou d’une zone géographique. Les publications officielles de chiffres et de statistiques économiques regroupent des informations telles que l’inflation, le taux de chômage, la balance commerciale (importations vs exportations), le sentiment des consommateurs ou encore les ventes de biens immobiliers.
Toutes ces données vont permettre aux traders de mesurer la santé financière et économique d’un pays. Un trader sur les indices boursiers ou sur les devises va devoir utiliser ces données pour tenter de déterminer les grandes tendances macro-économiques.
L’analyse des données macro-économiques peut également être appliquée pour le trading sur actions ou le trading sur les matières premières, car bien que moindre, l’impact de l’analyse fondamentale d’une zone géographique aura un effet sur de nombreux marchés.
Quels sont les impacts des chiffres économiques sur les marchés financiers ?
Au moment d’une publication de chiffres économiques ou de statistiques macro-économiques, il peut y avoir un impact instantané sur les devises et sur les indices boursiers concernés.
Le plus souvent, il y a un impact immédiat lorsque le chiffre annoncé provoque un effet de surprise. Logiquement, une mauvaise nouvelle va faire baisser les cours, alors qu’une bonne nouvelle fera monter les cours.
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’au-delà de l’annonce d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle pour l’économie, c’est davantage la déception ou la satisfaction associée à l’annonce qui va créer une réaction rapide sur les marchés.
Ainsi, par exemple, une annonce d’un taux de chômage qui passe de 2 % à 3 % est une mauvaise nouvelle économique en soi, mais si les opérateurs de marchés avaient anticipé une hausse annoncée à 4 %, alors le nouveau taux de chômage sera perçu comme une bonne nouvelle.
Une fois l’effet d’annonce dissipé, le chiffre en lui-même sera pris en compte de façon plus objective par les investisseurs ayant une anticipation à moyen ou long terme. Un bon chiffre sera ainsi un élément en faveur du début ou de la poursuite d’une tendance haussière dans le temps, alors qu’un mauvais chiffre sera un facteur en faveur du début ou de la poursuite d’une tendance baissière.
Comment anticiper les annonces économiques en trading ?
Revenons plus en détail sur la façon dont il faut anticiper un chiffre économique. Un trader qui va consulter un calendrier économique va disposer de plusieurs informations sur chaque donnée économique :
- le chiffre précédent (celui de la dernière publication du chiffre) ;
- le consensus (prévision moyenne parmi un groupe représentatif d’économistes) ;
- le chiffre actuel (disponible une fois publié par l’autorité compétente).
Certains sites affichent également leurs propres prévisions comme c’est le cas pour la section « forecast » du calendrier ci-dessous.
Exemple de calendrier économique

Source : TradingEconomics
Comme nous avions commencé à l’expliquer, en trading à court terme, c’est l’effet d’annonce qui compte davantage que le chiffre. Un trader ne va donc prêter que peu d’attention à la différence entre le chiffre précédent et le chiffre actuel, mais il va attacher une grande importance à la différence entre les attentes des analystes et le chiffre publié.
Pour mieux comprendre, prenons plusieurs exemples concrets.
Imaginons que la croissance du PIB de la zone euro soit de +1,5 % et que les traders anticipent que la croissance du PIB passe à +1 %. Si la croissance du PIB passe en effet à +1 %, alors il n’y aura probablement aucune réaction immédiate sur le marché. On dit alors que l’information est « pricée », ce qui signifie que l’information a déjà été prise en compte par les traders et que le prix actuel des marchés intègre déjà la baisse de la croissance du PIB dans la zone euro.
Maintenant, dans le même scénario hypothétique, si la croissance du PIB passe à +0,5 % ou -0,5 %. Alors ce serait doublement une mauvaise nouvelle. Mauvaise, car la croissance du PIB baisse, mais surtout car elle baisse plus que ce que les analystes avaient estimé. Dans une telle situation, l’impact sur les marchés boursiers serait sûrement violent et soudain.
Paradoxalement, et toujours dans le même scénario, si la croissance du PIB ne baisse qu’à +1,2 % et bien qu’il s’agisse d’une mauvaise nouvelle d’un point de vue objectif, l’annonce d’une croissance du PIB à +1,2 % aurait probablement un effet positif sur les marchés, car la baisse serait alors inférieure aux anticipations.
Pour conclure, si la croissance du PIB devait passer à +2 % dans notre scénario alors ce serait doublement une bonne nouvelle. Bonne nouvelle d’un point de vue objectif puisque la croissance du PIB serait en hausse, et surtout bonne nouvelle car le chiffre annoncé serait alors bien supérieur aux estimations. Dans ce cas, il serait fort probable que l’annonce du chiffre ait un impact fortement positif sur les cours de la Bourse.
Cet impact de l’effet d’annonce est surtout important pour les traders à court terme, car pour les investisseurs (long terme) en revanche, c’est moins la réaction immédiate qui importe que la portée réelle des chiffres sur l’économie à long terme.
Les chiffres américains importants pour le mois de juillet 2026
Moteur de l’économie mondiale, les chiffres américains sont certainement les plus suivis par les traders du monde entier. Voici ci-dessous notre calendrier économique US pour le mois de juillet 2026.
Les chiffres économiques US à retenir pour le mois de juillet 2026

Prenons le temps de comprendre quels sont les 3 chiffres macro-économiques les plus importants aux États-Unis.
Non-Farm Payrolls (NFP)
Le Non-Farm Payrolls est un rapport sur l’emploi publié mensuellement, généralement le premier vendredi de chaque mois, qui affecte fortement le dollar américain, les marchés obligataires et les marchés boursiers. Le programme CES (Current Employment Statistics) de l’U.S. Department of Labor – Bureau of Labor Statistics, enquête sur environ 141 000 entreprises et agences gouvernementales, représentant environ 486 000 lieux de travail individuels, afin de fournir des données détaillées sur l’emploi, la rémunération horaire et les revenus des travailleurs non agricoles.
Note : certains analystes estiment que la fiabilité des indicateurs du chômage américain pourrait être affaiblie, en raison du limogeage récent de la responsable du Bureau of Labor Statistics par Donald Trump et de sa nomination d’un successeur perçu comme plus aligné sur les positions de l’actuel président des USA, ce qui suscite des doutes quant à l’indépendance de l’institution.
Balance Commerciale
Les États-Unis enregistrent des déficits commerciaux constants depuis 1976 en raison de fortes importations de pétrole et de produits de consommation. Le niveau de la balance commerciale est important pour les traders sur les devises, car c’est une donnée qui permet d’estimer les flux de capitaux en devises étrangères. La Chine est le premier partenaire commercial et représente 16 % du commerce total. Viennent ensuite le Canada (15 %) et le Mexique (15 %).
Indice de consommation du Michigan
L’indice des attentes des consommateurs du Michigan se concentre sur trois domaines : comment les consommateurs perçoivent les perspectives de leur propre situation financière, comment ils perçoivent les perspectives de l’économie générale à court terme et leur vision des perspectives de l’économie à long terme. Chaque enquête mensuelle contient environ 50 questions de base, dont chacune suit un aspect différent des attitudes et des attentes des consommateurs. Les échantillons des enquêtes auprès des consommateurs sont statistiquement conçus pour être représentatifs de tous les ménages américains, à l’exclusion de ceux de l’Alaska et d’Hawaï. Chaque mois, un minimum de 500 entretiens sont réalisés par téléphone.
Les chiffres européens importants pour le mois de juillet 2026
Au niveau des chiffres économiques européens, il faudra principalement suivre les chiffres de l’Allemagne, de la France et de l’Italie. Bien que moins importants, il peut également être utile de regarder les chiffres de l’Espagne et du Portugal.
Les chiffres à surveiller concernent l’emploi et le chômage, la rémunération des travailleurs, l’inflation, la balance commerciale, etc.
Nous allons ici nous focaliser sur quelques chiffres publiés au niveau européen.
Les chiffres économiques européens à retenir pour le mois de juillet 2026

Taux de chômage européen
Dans la zone euro, le taux de chômage mesure le nombre de personnes en recherche active d’emploi en pourcentage de la population active.
Le précédent taux de chômage en Europe était de 6,3 % lors de la publication du 1er juin 2026, un taux stable depuis janvier 2025. Entre le mois d’août 2020 et le mois de mars 2026, le taux de chômage européen est passé de 8,6 % à 6,1 %. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le taux de chômage européen est quasiment à son niveau le plus bas depuis 1996, et deux fois moins important qu’en mars 2013 où il avait dépassé les 12 %.
La prochaine publication du chiffre sur le chômage en Europe est attendue pour le 2 juillet 2026. À l’heure actuelle, d’après le consensus des analystes, le taux de chômage de la zone euro devrait rester inchangé à 6,3 % lors de la prochaine publication.
Pour information, le taux de chômage en France est supérieur à la moyenne européenne, à 8,1 %, alors que le taux de chômage en Allemagne est identique à la moyenne européenne, avec un taux de 6,3 %. L’Italie affiche un taux plus bas que la moyenne UE avec 5,1 %. Cependant, en Espagne, le taux de chômage atteint les 10,83 % (bien que quasiment à son niveau le plus bas depuis 2016 où il atteignait 21 %).
Évolution du taux de chômage en Europe de 2021 à 2026

Source : TradingEcononomics
Évolution du taux de chômage en Europe de 2016 à 2026

Source : TradingEcononomics
Taux d’inflation en Europe
Dans la zone euro, le taux d’inflation est calculé en utilisant la moyenne pondérée des agrégats de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Les principales composantes de l’IPCH sont les suivantes : alimentation, alcool et tabac (19 % du poids total), énergie (11 %), biens industriels non énergétiques (29 %) et services (41 %).
Les agrégats de l’IPCH sont calculés comme la moyenne pondérée des composantes de l’IPCH de chaque pays. Le poids d’un pays est sa part des dépenses monétaires de consommation finale des ménages dans le total du groupe de pays. Les IPCH locaux sont fournis à Eurostat par les instituts nationaux de statistique.
Le précédent taux d’inflation en Europe, dévoilé le 17 juin 2026, était de 3,2 %, un chiffre identique aux attentes des analystes, mais en hausse de 0,2 % par rapport aux statistiques du mois de mai 2026. On constate une hausse de l’inflation de +1,5 % depuis le mois de janvier 2026 en Europe.
Jusqu’au mois de janvier, l’inflation semblait pourtant totalement maîtrisée dans la zone euro. Elle était même retombée à 1,7 %, soit en dessous de l’objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne (BCE). Depuis, la situation a nettement évolué : l’inflation est remontée à 3,2 %, marquant une accélération rapide des prix. Si cette tendance venait à se confirmer, la BCE pourrait être amenée à revoir sa politique monétaire, notamment en poursuivant la hausse des taux directeurs.
Évolution de l’inflation en Europe sur 12 mois

Source : TradingEcononomics
Évolution de l’inflation en Europe de 2021 à 2026

Source : TradingEcononomics
Le taux d’inflation en Europe a connu une forte baisse depuis le mois d’octobre 2022, passant de plus de 10 % à 1,7 % en septembre 2024.
Le mercredi 1er juillet 2026, les nouveaux chiffres de l’inflation en Europe seront publiés par Eurostat. Le consensus des analystes table sur une légère accalmie de l’inflation lors de la prochaine publication. Après avoir atteint 3,2 %, elle pourrait ainsi revenir dans une fourchette comprise entre 3 % et 3,1 %. Cette modération pourrait notamment s’expliquer par l’apaisement des tensions autour du détroit d’Ormuz, qui a contribué à une détente des prix de l’énergie. Les précédentes hausses de l’inflation avaient en effet été alimentées par les craintes pesant sur l’approvisionnement en pétrole, qui avaient entraîné une flambée des cours de l’or noir. Si l’accalmie observée ces dernières semaines se confirme, les prix de l’énergie pourraient progressivement se stabiliser, limitant ainsi les pressions inflationnistes.
Après plusieurs années de lutte contre l’inflation, les banques centrales semblaient progressivement reprendre le contrôle de la situation. Toutefois, les tensions géopolitiques provoquées par la guerre en Iran ont ravivé les craintes d’un retour de l’inflation, notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie. Si cette poussée inflationniste est restée relativement contenue, elle a néanmoins conduit les marchés à revoir leurs anticipations de politique monétaire.
Ces inquiétudes ont notamment conduit la BCE a relevé ses taux directeurs le 11 juin 2026, le principal taux passant de 2,15 % à 2,40 %. Cette hausse marque un changement de cap par rapport aux espoirs d’assouplissement monétaire qui dominaient encore quelques mois auparavant. Toutefois, l’apaisement des tensions au Moyen-Orient a depuis contribué à rassurer les investisseurs. Les anticipations de marché tablent désormais sur un maintien des taux lors de la prochaine réunion de la BCE, prévue le 23 juillet 2026, sauf dégradation inattendue de la situation économique ou géopolitique.
Évolution du taux de la BCE de 2023 à 2026

Source : TradingEcononomics
Dans ce contexte, les prochaines publications d’inflation resteront particulièrement scrutées. Une nouvelle accélération des prix pourrait contraindre la BCE à maintenir durablement une politique monétaire restrictive, voire à procéder à de nouveaux relèvements de taux.
Les écarts d’inflation demeurent toutefois importants au sein de la zone euro. En Allemagne, l’inflation s’établit à 2,3 %, tandis qu’elle atteint 1,8 % en France. À l’inverse, l’Espagne affiche un taux de 3,2 % et l’Italie de 3 %, illustrant des pressions inflationnistes toujours plus marquées dans certains pays de la zone euro. Cette hétérogénéité continuera d’être un défi majeur pour la Banque centrale européenne dans les mois à venir.
Évolution de l’inflation en Europe de 2016 à 2026

Source : TradingEcononomics
Taux d’évolution du PIB européen
La zone euro est la deuxième plus grande économie du monde. Sur les 19 États membres qu’il comprend, les plus grands sont : l’Allemagne (29 % du PIB total), la France (20 %), l’Italie (15 %) et l’Espagne (10 %).
Du côté des dépenses, la consommation des ménages est la principale composante du PIB et représente 54 % de son utilisation totale, suivie par la formation brute de capital fixe (21 %) et les dépenses publiques (20 %). Les exportations de biens et de services représentent 47 % du PIB tandis que les importations représentent 43 %, une différence qui permet d’augmenter le PIB total de 4 %.
Le précédent chiffre sur la croissance annuelle du PIB en Europe, publié le 5 juin 2026, était de +0,3 %, et donc en baisse par rapport à la publication de mai 2026 (+0,8 %), d’avril 2026 (+1,2 %) et de février (+1,4 %).
La croissance européenne a connu de très fortes fluctuations depuis la crise du Covid. Au deuxième trimestre 2020, elle s’est effondrée à près de -14 %, sous l’effet des confinements et de l’arrêt brutal d’une partie de l’économie.
Un an plus tard, au deuxième trimestre 2021, elle rebondissait mécaniquement à plus de 15 %, mais cette reprise exceptionnelle s’est accompagnée d’un fort retour de l’inflation, traduisant une normalisation très déséquilibrée de l’activité.
La croissance est ensuite restée soutenue pendant plusieurs trimestres, au-dessus de 4 % jusqu’au deuxième trimestre 2022, avant de ralentir nettement. Au troisième trimestre 2023, elle n’était plus que de 0,2 %, un niveau particulièrement préoccupant.
Avant la crise du Covid, la croissance évoluait plutôt autour de 1,7 % à 1,8 %, soit un niveau correct mais déjà inférieur au seuil de 2 % généralement considéré comme satisfaisant pour une économie développée.
En 2017, elle atteignait encore 3 % à 3,5 %, ce qui illustre bien la perte de dynamique observée depuis. Le rebond à 1,7 % au premier trimestre 2025 avait pu laisser espérer une amélioration, mais les dernières statistiques, avec une croissance retombée à 0,3 %, montrent que l’économie européenne reste extrêmement fragile. Dans ce contexte, la zone euro se rapproche à nouveau dangereusement de la stagnation, ce qui constitue un signal d’alerte majeur pour les investisseurs.
La prochaine publication de la croissance annuelle du PIB européen est prévue pour le 30 juillet 2026 à 10h. Le consensus des analystes anticipe une croissance du PIB de 0,7 % lors de la prochaine publication.
Notons que le PIB de la France a maintenant un taux de croissance légèrement supérieur à la moyenne en Europe, avec +0,9 %. L’Espagne de son côté affiche une croissance du PIB de +2,7 %, alors que l’Italie peine à décoller avec 0,8 % de croissance. Toutefois, la situation allemande est inquiétante avec une croissance du PIB allemand de 0,4 % qui confirme que le moteur industriel de l’Europe est en panne.
Évolution du PIB en Europe depuis 2023

Source : TradingEcononomics
Les chiffres importants des autres pays du monde pour juillet 2026
Bien que le Dollar US et l’Euro soient les devises utilisées dans 80 % des échanges commerciaux dans le monde, il peut être intéressant de se pencher sur les annonces économiques d’autres pays.
Le PIB de la Chine
La Chine est un des moteurs de l’économie mondiale, il peut donc être pertinent de mesurer la santé économique de ce pays en suivant l’évolution de son PIB.
En Chine, le produit intérieur brut est divisé en trois secteurs : primaire, secondaire et tertiaire. L’industrie primaire comprend l’agriculture, la foresterie, l’élevage et la pêche et représente environ 9 % du PIB. Le secteur secondaire, qui comprend l’industrie (40 % du PIB) et la construction (9 % du PIB), est le plus important. Le secteur tertiaire représente les 44 % restants de la production totale et comprend le commerce de gros et de détail, Transport, stockage et poste, Intermédiation financière, Immobilier, Services d’hôtellerie et de restauration et autres.
La dernière publication du PIB en Chine a eu lieu le jeudi 16 avril 2026 et le taux de croissance du PIB chinois était de 5 %, soit un taux supérieur au chiffre précédent qui s’élevait à 4,5 % (supérieur aussi aux attentes des analystes qui anticipaient 4,8 %).
La prochaine publication de la croissance du PIB chinois est prévue pour le 15 juillet 2026. Les analystes anticipent maintenant une baisse de la croissance du PIB chinois qui devrait revenir à 4,7.
La croissance du PIB chinois a connu plusieurs coups d’arrêt ces dernières années. Elle s’est d’abord effondrée à –6,8 % pendant la crise du Covid, avant de retomber à 0,8 % en 2022 dans le sillage de la crise immobilière.
Depuis le début de l’année 2023, la situation s’est nettement améliorée puisque la croissance semble désormais se stabiliser au-dessus de 4 %, un rythme plutôt satisfaisant compte tenu du contexte économique mondial.
Évolution du PIB chinois

Source : TradingEconomics
La balance commerciale du Royaume-Uni
La balance commerciale constitue l’un des indicateurs les plus surveillés au Royaume-Uni, notamment depuis le Brexit qui a profondément modifié les échanges commerciaux avec l’Union européenne.
En avril 2026, le déficit commercial britannique s’est réduit à 8,43 milliards de livres sterling, contre 9,65 milliards le mois précédent. Cette amélioration est principalement liée à une progression des exportations, notamment vers l’Union européenne et les pays hors UE, tandis que les importations ont légèrement reculé.
La publication du 12 juin 2026 a toutefois déçu les marchés. Les analystes anticipaient un déficit limité à 4,1 milliards de livres sterling, mais celui-ci s’est finalement établi à 8,43 milliards de livres, un niveau certes inférieur aux 9,65 milliards de livres du mois précédent, mais nettement moins favorable qu’espéré.
Les prochains chiffres, attendus le 16 juillet 2026, seront donc particulièrement suivis. Le consensus des analystes table cette fois sur un déficit commercial de 3,9 milliards de livres sterling. Cette publication permettra de vérifier si l’amélioration progressive de la balance commerciale britannique se poursuit, un enjeu majeur pour une économie qui cherche encore à renforcer sa compétitivité dans un environnement profondément transformé par le Brexit.
Évolution de la balance commerciale du Royaume-Uni

Source : TradingEconomics
Le PIB du Japon
L’économie de marché libre et industrialisée du Japon est la quatrième du monde. Le Japon possède la plus grande industrie électronique et la troisième plus grande industrie automobile au monde. L’économie japonaise est bien connue pour son efficacité et sa compétitivité dans les secteurs axés sur les exportations, mais la productivité est plus faible dans des domaines tels que l’agriculture, la distribution et les services.
Suivre l’évolution du PIB japonais est donc un indicateur important de la santé économique mondiale, et bien sûr, devient indispensable pour les traders sur le JPY ou le Nikkei.
La dernière publication du PIB japonais a eu lieu le 7 juin 2026. La dernière publication du PIB japonais a eu lieu le 7 juin 2026. Les analystes anticipaient une croissance de 2,1 %.
Finalement, le taux de croissance annualisé est ressorti à 1,8 %, en légère baisse par rapport aux attentes.
La prochaine publication officielle concernant le PIB japonais est attendue pour le 16 août 2026, et les analystes anticipent un nouveau ralentissement de la croissance, avec une estimation du PIB à 0,8 %.
Au Japon, la situation semble s’améliorer au regard des dernières statistiques, suggérant un certain retour à l’équilibre après plusieurs périodes de volatilité. Toutefois, si l’on se réfère au graphique ci-dessous, cette évolution apparaît particulièrement irrégulière, en dents de scie, ce qui rend toute lecture claire de la tendance particulièrement délicate.
La croissance du PIB japonais demeure ainsi difficilement prévisible, d’autant plus que les résultats s’avèrent régulièrement à côté des anticipations des analystes, soulignant à quel point la dynamique de croissance reste instable et incertaine dans l’archipel.
Évolution de la croissance du PIB japonais

Source : TradingEconomics
L’indicateur KOF, le baromètre de l’économie en Suisse
Le KOF Economic Barometer est un indicateur avancé de la conjoncture suisse publié chaque mois par le KOF Swiss Economic Institute. Il agrège plus d’une centaine de données couvrant la production, la demande et le climat des affaires afin de donner une indication précoce sur l’évolution future de l’économie.
Voici comment lire le KOF Economic Barometer :
- Au-dessus de 100 → économie plutôt dynamique
- Autour de 100 → croissance dans la norme historique
- En-dessous de 100 → signaux de faiblesse
- Sous 90 → alerte sérieuse, souvent corrélée à un net ralentissement ou à une récession à venir
Le baromètre KOF mesure donc le degré d’optimisme des dirigeants d’entreprise quant à la performance économique et leurs impressions sur les perspectives de leur entreprise. Ce baromètre repose sur une approche multisectorielle composée de trois modules. Il comprend 219 variables, combinées selon des pondérations déterminées statistiquement.
Nous pouvons constater que depuis le mois d’avril 2024, l’indice évolue la plupart du temps au-dessus du seuil des 100, à l’exception de quelques creux ponctuels comme on peut l’observer sur le graphique ci-dessous.
Dans l’ensemble, ces niveaux traduisent une dynamique économique saine, voire relativement solide, en ligne avec une croissance dite « normale » mais plutôt bien orientée. Cette configuration tranche nettement avec la période 2022-2023, durant laquelle l’indice restait majoritairement autour des 90, ou tout juste sous ce seuil, signalant alors une faiblesse économique marquée. Sans pour autant être sur des niveaux d’expansion exceptionnelle, l’indicateur semble aujourd’hui se stabiliser sur des niveaux jugés très corrects, envoyant des signaux globalement positifs quant à la tenue de l’activité économique.
Lors de la dernière publication du 30 juin 2026, les analystes s’attendaient à ce que le niveau du KOF soit en hausse, anticipant que l’indicateur passerait de 98 à 99. Finalement, le chiffre a été nettement meilleur que prévu, ressortant à 101,2, soit un retour au-dessus du seuil des 100. La prochaine publication devrait avoir lieu le 30 juillet 2026.
Indicateur de la santé économique en Suisse

Source : TradingEconomics
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