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Investir dans le pétrole en 2026 : analyse, tendances et stratégies pour réussir

Investir dans le pétrole en 2026 : analyse, tendances et stratégies pour réussir

Quelle est la valeur du pétrole ? Comment varie le prix du pétrole ? Pourquoi le cours du pétrole baisse ou augmente ? Faut-il investir dans le pétrole en 2026 ? Quelles perspectives pour le cours du pétrole en 2026 ? Quelles sont les différentes manières d’investir dans le pétrole ? Explications et conseils pour investir dans le pétrole et trader le pétrole en 2026.

Retrouvez aussi notre comparatif des courtiers en Bourse permettant de se positionner sur cette matière première très particulière.

Qu’est-ce que le pétrole ? Quels sont les principaux pays producteurs de pétrole ?

Le pétrole, du latin petroleum, vient du mot grec petra, qui signifie « roche », et du mot latin oleum, qui signifie « huile ». C’est une roche liquide d’origine naturelle composée essentiellement d’hydrocarbures. Matière première du secteur de l’énergie, elle occupe une place majeure dans nos économies industrialisées.

Les principaux pays producteurs de pétrole sont (dans l’ordre) : les États-Unis, l’Arabie saoudite, la Russie, le Canada, la Chine, l’Irak, le Brésil, les Émirats arabes unis, l’Iran, le Koweït, le Kazakhstan, la Norvège, le Mexique.

Top 10 des pays producteurs de pétrole en 2026

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source : Trading Economics

Brent et WTI : quel est le cours du pétrole ?



L’unité de référence du pétrole est le baril. Peut-être vous demandez-vous : qu’est-ce qu’investir dans le pétrole Brent ou comment investir dans le baril de pétrole WTI ? Sur les places boursières, on emploie en effet les termes de baril de Brent et de baril de WTI. Dans les deux cas, il s’agit d’un baril de pétrole, soit 42 gallons américains, qui correspondent à environ 159 litres de matière première, mais la composition du pétrole n’est pas identique entre le Brent et le WTI.

Le WTI, West Texas Intermediate, est le standard de référence du pétrole des États-Unis. Par sa composition, le WTI est souvent utilisé pour la production de Diesel/Gazole. Il est aussi appelé « light sweet crude » car il est léger (faible densité) et peu sulfuré (doux), ce qui le rend facile à raffiner.

Le WTI sert de référence pour les contrats à terme sur le pétrole aux États-Unis (coté principalement sur le NYMEX à New York).

Au 13/03/2026, le baril de WTI se négocie au prix de 96 $.

Le Brent, quant à lui, tire son nom de l’acronyme de différents gisements pétroliers de la Mer du Nord (Broom, Rannock, Etive, Ness et Tarbert). Légèrement plus lourd et plus sulfuré que le WTI, le Brent est le pétrole de référence dans le monde et permet de fixer les prix de plus de 2/3 des pétroles négociés sur les contrats pétroliers dans le monde entier. Le Brent est coté sur le marché de l’ICE Futures Europe à Londres (Intercontinental Exchange).

Au 13/03/2026, le baril de Brent se négocie au prix de 101 $.

Au-delà des lieux de production et des caractéristiques techniques de chacun des deux pétroles, les grandes différences entre le Brent et le WTI sont les lieux de stockage. Même si le Brent et le WTI sont fortement corrélés, le lieu de stockage joue un rôle important dans le prix du pétrole. En effet, une baisse de la demande en pétrole des pays à proximité des lieux de stockage pourrait impacter le cours du Brent plus que le WTI (par exemple, pour l’Europe).

Le facteur géopolitique peut lui aussi avoir un impact sur les prix du pétrole et particulièrement sur les différences de prix entre le WTI et le Brent quand il y a un conflit en Amérique ou en Europe (comme actuellement avec la guerre en Ukraine ou les tensions géopolitique au Moyen-Orient).

Les cours du pétrole sont relativement corrélés aux indicateurs fondamentaux mesurant l’activité économique mondiale. En effet, une baisse du PIB des pays importateurs de pétrole entraîne généralement une baisse du prix du baril. Ceci s’explique par une demande de pétrole en baisse de la part des industriels quand l’activité économique ralentit, les prix étant soumis à la loi de l’offre et la demande. Ainsi, les prix du pétrole baissent quand les opérateurs de marché anticipent un ralentissement de la production industrielle mondiale.

Astuce Café du Trading :

De nombreux investisseurs sont parfois surpris des différences de prix sur le pétrole d’un site à un autre. Le prix du Brent et celui du WTI peuvent en effet varier d’une plateforme à l’autre, car certains courtiers en ligne se basent sur les prix des contrats à terme à 3 mois, d’autres sur des échéances plus courtes ou même sur le prix au comptant, ce qui peut entraîner des écarts de prix, comme un Brent affiché à 95 $ sur une plateforme de trading et 89 $ sur une autre plateforme de trading. Toutefois, les mouvements et variations seront les mêmes d’une plateforme à une autre.

Comparatif meilleurs courtiers en ligne pour investir dans le pétrole en 2026

Pour investir dans le pétrole, les courtiers en ligne mettent à votre dispositions une offre de produits dérivés et des fonds qui vous permettront de vous positionner sur le cours du Brent ou le cours du WTI. Via un courtier Bourse, il vous sera aussi possible d’investir dans les actions en Bourse de sociétés pétrolières.

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Quelle est la valeur intrinsèque du pétrole ?

Le pétrole est une matière première énergétique stratégique. De fait, l’exploitation du pétrole est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car cette énergie fossile fournit la quasi-totalité des carburants liquides — fioul, gazole, kérosène, essence, GPL — tandis que le naphta produit par le raffinage est à la base de la pétrochimie, dont sont issus un très grand nombre de matériaux usuels — plastiques, textiles synthétiques, caoutchoucs synthétiques (élastomères), détergents, adhésifs, engrais, cosmétiques, etc. — et que les fractions les plus lourdes entrent dans la composition des bitumes, paraffines et lubrifiants.

Le pétrole, matière première au statut particulier

Le pétrole est une matière première très particulière étant donné son importance dans l’industrie et comme bien de consommation (essence), mais aussi du fait de l’organisation de sa production. En effet, environ 28 % de la production mondiale de pétrole vient des pays de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et l’OPEP pourrait représenter jusqu’à 50 % de la production mondiale en 2050 (selon l’AIE – Agence Internationale de l’énergie).

Ce cartel regroupe 12 pays (Algérie, Arabie saoudite, Congo, Émirats arabes unis, Gabon, Guinée équatoriale, Irak, Iran, Koweït, Libye, Nigeria, et Venezuela) et vise à négocier ensemble le prix et les futurs droits de concession avec les sociétés pétrolières. L’objectif de cette organisation est d’influer sur les cours du pétrole. Le principal outil de l’OPEP pour contrôler les prix du pétrole est l’instauration de quotas de production permettant de jouer sur l’offre, et donc sur les prix.

L’Angola a quitté l’OPEP le 1er janvier 2024 après 30 ans de partenariat, en raison de différends sur les quotas de production. Les autres pays qui ont quitté l’OPEP sont : l’Indonésie (en 2016), le Qatar (en 2019) et l’Equateur (en 2020).

On estime que l’Azerbaïdjan, jusque-là membre de l’OPEP+ pourrait représenter le 13ème nouveau membre de l’organisation. Toutefois, c’est encore une rumeur à prendre au conditionnel.

En 2016, l’OPEP a élargi sa coopération avec un groupe de 10 pays non-membres, formant l’OPEP+ pour mieux contrôler la production mondiale et stabiliser les prix.

Les principaux pays partenaires de l’OPEP+

  1. Russie
  2. Kazakhstan
  3. Mexique
  4. Azerbaïdjan
  5. Bahreïn
  6. Oman
  7. Malaisie
  8. Soudan
  9. Soudan du Sud
  10. Brunei
  11. Brésil

La part de l’OPEP+ dans la production mondiale de pétrole est autour de 41 %, selon les dernières estimations.

Comment varie le cours du pétrole ?

L’offre et la demande du pétrole

L’offre dépend de la production des pays producteurs et de leur volonté et/ou capacité à exporter. En effet, les pays de l’OPEP se réunissent régulièrement pour fixer un plafond de production et ainsi maîtriser l’offre afin de maintenir les prix relativement élevés. Notons cependant que des désaccords peuvent exister entre les différents pays membres de l’OPEP+ et que, en l’absence d’accord, la production n’étant plus régulée pour maintenir les prix, on peut assister à une baisse des cours du pétrole Brut.

En outre, des embargos ou des sanctions économiques peuvent priver un pays d’exporter son pétrole ou fixer des prix maximums d’achat. La situation a par exemple été observée avec l’embargo sur le pétrole russe : L’Europe et le Royaume-Uni ont actuellement imposé des sanctions pour interdire d’acheter le baril de pétrole russe à plus de 44,10 $ (depuis le 1er février 2026, contre 47 $ et 60 $ auparavant). De plus, l’Union européenne (UE) a interdit l’importation de pétrole brut russe transporté par voie maritime.

Commentaire de Clémence :

Toutefois, selon les toutes dernières informations qui circulent sur les marchés, il semblerait que Donald Trump envisage de revenir sur certaines restrictions concernant l’achat de pétrole russe, compte tenu du contexte géopolitique actuel et des tensions croissantes sur l’approvisionnement mondial. Pour l’instant, rien n’est encore officiellement confirmé et il faudra suivre les prochaines annonces avec attention. Ce type de renversement de situation montre bien à quel point les considérations géopolitiques peuvent rapidement évoluer.

D’autres pays subissent un embargo total interdisant toute exportation de pétrole. Notons que 8 des 22 pays producteurs de pétrole de l’OPEP et OPEP+ sont actuellement sous embargo international, mais pas forcément pour la vente de pétrole, beaucoup d’embargos concernent les ventes d’armes (voir la carte ci-dessous).

Pétrole : carte des pays sous embargo

Carte des pays sous embargo petrole 2023

Source : Google (voir la carte interactive des embargos)

Un embargo a longtemps empêché l’Iran d’exporter son pétrole au cours des dernières années. En effet, les sanctions économiques contre l’Iran ne lui ont pas permis d’exporter son pétrole comme il le souhaitait.

Notez que les mesures d’embargo peuvent être assez rapidement levées ou durcies, notamment dans le cadre de tensions géopolitiques grandissantes, d’invasion d’un pays par un autre ou lors de déclarations de guerres.

L’offre mondiale de pétrole peut également augmenter de manière significative grâce à la découverte de nouveaux gisements pétroliers et à la production à grande échelle de pétrole de schiste. Ainsi, grâce au pétrole de schiste, depuis 2017, les États-Unis se sont imposés comme les premiers producteurs de pétrole au niveau mondial, devant l’Arabie saoudite et la Russie, place à laquelle ils se sont maintenus depuis.

Comme nous l’expliquions, le prix du pétrole évolue avec l’offre et la demande. Ainsi, la découverte de nouveaux gisements aurait comme conséquence une baisse des prix, à condition que la demande reste la même. A contrario, à production équivalente, une baisse de la demande va impliquer également une baisse des prix comme ce fut le cas lors de la crise du Covid alors que le monde entier était confiné.

Le début de la crise du Covid au premier semestre 2020 a illustré parfaitement l’impact d’un effondrement de la demande sur le marché pétrolier : confinements, arrêt de l’activité industrielle et chute du trafic aérien ont provoqué une baisse historique de la consommation. Les prix sont même passés en territoire négatif sur les marchés à terme, faute de capacités de stockage.

Le cas des prix du pétrole en dessous de 0 $ pendant la crise du Covid est un exemple extrême qui montre l’impact que peut avoir la baisse de l’activité économique et de la production industrielle. C’est aussi ce qui se passe dans des proportions moindres quand l’économie mondiale entre en période de récession.

Bien que le monde soit encore fortement dépendant du pétrole, de nombreuses recherches sont faites pour trouver des substituts, il est donc important de se tenir informé des dernières recherches scientifiques qui pourraient impacter à long terme la dépendance des économies modernes au pétrole.

Les décisions politiques sont aussi à suivre de près, et bien que la consommation de pétrole ne se limite pas seulement aux carburants automobiles, des décisions comme interdire la vente de véhicules thermique en Europe d’ici 2035 aura forcément un impact.

Consulter également notre article Comment trader en Bourse avec Ichimoku

Le cours du pétrole directement lié au contexte géopolitique

Les tensions géopolitiques sont l’un des principaux facteurs de fluctuation des cours du pétrole.

Ainsi, tout conflit ou instabilité politique au Moyen-Orient a eu un impact sur les cours du pétrole. Pour Reda Aboutika, Chef analyste chez XTB France : « le second choc pétrolier de 1979 en est le parfait exemple. Ce choc a été causé par plusieurs facteurs, à commencer par la Révolution iranienne, la fuite du Shah d’Iran, puis enfin la guerre Iran-Irak ».  Toujours selon le chef analyste de XTB : « le troisième choc pétrolier de 2008 a quant à lui été provoqué par une forte demande en provenance d’Asie, associée à une certaine rareté de l’offre combinée à des capacités de raffinage insuffisantes. Ce choc pétrolier a également été aggravé par une spéculation exacerbée ». La période de 2011 à 2014 aura également été soumise à de fortes variations avec notamment le Printemps arabe et l’instabilité politique qui en a résulté.  « Plus récemment, quelques mois avant la propagation du COVID-19, de fortes variations ont eu lieu sur le marché pétrolier, à la suite notamment d’une escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran sous la première présidence de Donald Trump, explique Reda Aboutika, qui poursuit : « certaines attaques de rebelles Houthi sur des installations pétrolière de Saudi Aramco ont également été à l’origine de pics de volatilité ».

Depuis le début de la guerre en Iran en 2026, il convient de prendre avec beaucoup de prudence l’ensemble des annonces susceptibles d’influencer le marché pétrolier, en particulier celles provenant de l’OPEP.

L’organisation regroupe en effet des pays aux intérêts parfois très différents. On y retrouve notamment des producteurs majeurs du Golfe comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak ou encore le Koweït, mais aussi l’Iran lui-même, directement impliqué dans le conflit actuel.

Dans un tel contexte, il n’est pas exclu que des désaccords importants apparaissent au sein de l’organisation concernant les niveaux de production ou les stratégies à adopter pour stabiliser les prix. Les décisions de l’OPEP devront donc être interprétées avec prudence, car elles pourraient refléter des équilibres politiques fragiles autant que des considérations purement économiques.

Plus largement, il semble probable que cette année, le marché du pétrole soit avant tout guidé par l’évolution du contexte géopolitique au Moyen-Orient. Autrement dit, même si les quotas de production restent un facteur important pour l’équilibre du marché, la dynamique des prix du pétrole pourrait être davantage influencée par les développements du conflit que par les ajustements décidés par l’OPEP. C’est en tout cas l’analyse que nous privilégions aujourd’hui du côté de Café du Trading.

Conflits géopolitiques et impact sur le pétrole (Brent et WTI) en 2026

ConflitImportance pour le pétroleImpact sur le BrentImpact sur le WTIPourquoi
Russie – UkraineÉlevéeModéréModéréLa Russie est l’un des 3 plus grands producteurs mondiaux (~10 mb/j). Sanctions, attaques de raffineries et incertitude sur les exportations. Impact surtout psychologique aujourd’hui.
Israël – Hamas / tensions Moyen-OrientÉlevéeFortModéré à fortLe Moyen-Orient représente environ 30 % de la production mondiale. Risque d’escalade impliquant l’Iran. Le Brent est plus sensible car référence internationale.
Iran – tensions avec USA / IsraëlTrès élevéeTrès fortFortL’Iran produit entre 3 et 4 mb/j. Risque majeur si le détroit d’Ormuz est perturbé (20 % du pétrole mondial transite par-là).
Houthis – mer RougeÉlevéeFortModéréPerturbation du transport maritime (canal de Suez, Bab el-Mandeb). Impact direct sur les flux vers l’Europe (Brent).
Venezuela – intervention US + transition politiqueÉlevée (court terme) puis modéréeÉlevé à court termeModéréChoc géopolitique + risque logistique immédiat (shipping/assurance) ⇒ prime. Puis assouplissements/licen es et reprise de flux vers raffineries US vers effet de normalisation (voire détente).
Libye – instabilité interneModéréeModéréFaibleProduction instable (environ 1 mb/j). Le Brent est plus impacté car proche géographiquement.
Chine – tensions autour de TaïwanPotentiellement extrêmeExtrêmeExtrêmeRisque systémique majeur. La Chine est le premier importateur mondial. Impact surtout anticipé, pas encore réel.
Syrie / Irak – instabilité régionaleFaible à modéréeFaibleFaibleProduction limitée aujourd’hui. Impact indirect via stabilité régionale.
Guerre en IranTrès élevéeTrès élevéTrès élevéLa guerre en Iran fait grimper les prix du pétrole car elle menace le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.
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Graphique tendance 2024 et 2025 vs 2026 sur le pétrole WTI

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Source : TradingView

Le graphique ci-dessus est particulièrement intéressant car il permet de comparer l’évolution du pétrole sur trois années consécutives et de mieux comprendre la dynamique actuelle du marché du pétrole.

En orange, l’année 2024 montre un pétrole en nette hausse en début d’année, porté par des tensions géopolitiques et des anticipations économiques favorables, avant d’entrer dans une phase de repli dès le mois d’avril. Cette tendance baissière s’est prolongée pendant une grande partie de l’année, pour finalement aboutir à une progression annuelle limitée à +1,24 % en 2024.

En vert, l’année 2025 apparaît beaucoup plus instable : malgré une forte hausse entre juin et juillet, le pétrole n’est pas parvenu à maintenir cette dynamique et a terminé l’année sur une baisse marquée de –21,29 %, illustrant les craintes liées à l’excès d’offre et au ralentissement économique.

La courbe en bleu sur le graphique du WTI correspond à l’année 2026, mais il faut bien garder en tête que le contexte n’a plus grand-chose à voir avec celui de 2024 ou de 2025. Cette année, le marché du pétrole évolue dans un environnement géopolitique beaucoup plus tendu, notamment avec la guerre en Iran et les incertitudes autour du détroit d’Ormuz, qui reste un point clé pour le transport du pétrole mondial. Autrement dit, une partie des mouvements que l’on observe sur le prix du WTI en 2026 s’explique surtout par ce prime du risque géopolitique, bien plus que par les dynamiques classiques d’offre et de demande. Au 13 mars 2026, la performance du WTI pour l’année 2026 est de +67,13 %.

Graphique tendance 2022, 2023, 2024 et 2025 vs 2026 sur le pétrole Brent

comparaison-prix-petrole-2022-2023-2024-2025-2026-Brent

Source : TradingView

Pour analyser plus précisément le Brent, nous avons également repris les années 2024 et 2025, mais nous avons ajouté, les années 2023 et surtout 2022, représentées respectivement en orange (2024), en vert (2025), en bleu (2023), et en rose (2022).

Si l’on regarde les courbes des années 2023, 2024 et 2025, elles restent finalement assez proches de l’évolution habituelle du WTI, sans véritable rupture de tendance. Il n’y a donc pas forcément besoin de les commenter longuement. En revanche, l’année 2022 est beaucoup plus intéressante à observer, car elle présente une dynamique très similaire à celle que l’on voit actuellement en 2026. Dans les deux cas, on retrouve un début d’année très fortement haussier sur le pétrole, porté par un choc géopolitique majeur qui vient perturber l’équilibre du marché.

L’année 2022 est particulièrement intéressante à observer, car elle correspond au début de la guerre en Ukraine, déclenchée par l’invasion russe en février 2022. À ce moment-là, les marchés de l’énergie ont immédiatement réagi à ce choc géopolitique majeur, avec une forte hausse du pétrole en tout début d’année. Les prix du brut ont rapidement dépassé les 100 dollars le baril sous l’effet des craintes de perturbation de l’offre mondiale et des sanctions visant la Russie, l’un des principaux producteurs de pétrole.

Ce qui est intéressant, c’est que la réaction du marché ressemble beaucoup à ce que l’on observe aujourd’hui avec la guerre en Iran : dans les deux cas, un événement géopolitique majeur déclenche une hausse rapide du pétrole en début d’année, les investisseurs anticipant des tensions sur l’approvisionnement mondial.

Commentaire de Clémence :

Le WTI et le Brent présentent souvent un écart de prix. Les deux références pétrolières évoluent généralement dans la même direction, mais elles ne réagissent pas toujours exactement de la même manière. Le Brent, qui reflète davantage le marché international, est souvent plus sensible aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, alors que le WTI reste plus lié au marché américain. Dans la situation actuelle, il y a toutefois un élément assez frappant. Lors du pic atteint récemment sur les cours du pétrole, le Brent comme le WTI ont tous les deux touché le niveau des 119 dollars le baril, quasiment au même moment. Autrement dit, il n’y a pas eu de véritable décalage entre les deux références. Et c’est assez révélateur : cela montre que les marchés ne perçoivent pas ce conflit comme un simple événement régional. Au contraire, les investisseurs semblent considérer que ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement le Moyen-Orient et pourrait avoir des conséquences sur l’équilibre énergétique mondial. Lorsque le Brent et le WTI réagissent de manière aussi synchronisée, cela traduit généralement une inquiétude beaucoup plus globale des marchés.

Le cours du pétrole face aux autres matières premières

On peut estimer la valeur relative du pétrole en comparant son cours à celui d’autres matières premières du secteur de l’énergie, comme le gaz par exemple, et juger s’il est (relativement) cher ou non. Cependant, les cours du pétrole et du gaz tendent à évoluer dans la même direction. On ne peut donc pas se servir de cette corrélation pour déterminer si le pétrole s’échange aujourd’hui au juste prix, mais elle peut servir au trader spécialisé à arbitrer entre plusieurs matières premières du secteur de l’énergie.

Veuillez cependant noter qu’il existe une corrélation plutôt forte entre les prix du pétrole et les prix du gaz naturel, comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous (Brent en bleu et gaz naturel en rouge), depuis 2021.

Graphique comparaison de l’évolution du prix du pétrole et du prix du gaz naturel

comparaison-gaz-naturel-et-petrole-mars-2026

Source : TradingView

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Pétrole : une ressource naturelle limitée ?

S’il est vrai que les ressources naturelles en pétrole mettent des dizaines de millions d’années à se former, on entend souvent dire que les réserves de pétrole sont sur le point de s’épuiser. On pourrait donc s’imaginer les réserves de pétrole mondiale comme représentées par une grande cuve de pétrole dont nous verrons bientôt le fond… mais il est important d’ajouter quelques précisions.

En fait, quand on parle des réserves, on désigne la quantité de pétrole qu’il est techniquement possible d’extraire sur la base des technologies actuellement disponibles, ce qui implique que de nouvelles techniques pourraient augmenter ce qui est aujourd’hui estimé comme étant la réserve mondiale de pétrole. Ainsi, les réserves de pétrole ont augmenté de 50,7 % au cours des 20 dernières années.

Cependant, si la consommation de pétrole ne diminue pas et si de nouvelles technologies d’extraction ne sont pas découvertes, il ne reste que suffisamment de pétrole pour satisfaire aux besoins mondiaux pour les 50 prochaines années seulement.

Une chose est sûre, les réserves ne sont de toute façon pas inépuisables et découvrir de nouvelles méthodes d’extraction peut aussi impliquer qu’elles soient plus coûteuses (forage plus profond par exemple).

D’autres experts estiment au contraire qu’il faudra se passer des énergies fossiles dans les 20 ou 30 prochaines années, car nous aurons exploité toutes les ressources en pétrole disponibles.

C’est la raison pour laquelle, au-delà des problématiques de pollution et de réchauffement climatique, l’importance de la transition énergétique est prise très au sérieux par les gouvernements du monde entier.

Tensions géopolitiques croissantes : quel impact sur le prix du pétrole ?

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Le pétrole et le gaz ont été au cœur de nombreux conflits armés au cours des dernières décennies. Le pétrole est aussi souvent utilisé comme outil de négociation et de pression dans le cadre de tension géopolitique ou de conflit armée dans le monde.

Pétrole et gaz naturel sont donc bien au milieu des enjeux politiques et des tensions géopolitiques. Sans compter que de nombreuses guerres au cours des 50 dernières années ont eu comme origine le contrôle des productions de pétrole, une occasion de vous rappeler que trader le pétrole nécessite une excellente compréhension de la politique internationale.

Même ceux qui ne s’intéressent pas spécialement à l’évolution des cours du pétrole savent l’impact que cela peut avoir sur l’inflation, sur la consommation des ménages, et plus globalement sur la santé financière d’un pays. Il est donc normal que le pétrole soit à l’origine de tensions géopolitiques.

Les conflits armés liés directement au pétrole

 

Dates Conflits Explications
1980-1988 Guerre Iran–Irak Guerre déclenchée en partie pour le contrôle des gisements frontaliers et l’accès au golfe Persique
1990-1991 Première guerre du Golfe Invasion du Koweït par l’Irak pour contrôler ses réserves pétrolières ; intervention internationale
2003 Seconde guerre du Golfe Invasion de l’Irak par les États-Unis, avec enjeu stratégique autour des réserves pétrolières
2000-2010 Conflit Soudan / Sud-Soudan Violences liées au partage des zones pétrolifères, moteur du conflit Nord/Sud
Depuis 2011 Guerre civile en Libye Factions rivales se disputant les terminaux et infrastructures pétrolières
Depuis 2015 Guerre au Yémen Conflit régional impliquant le contrôle de routes pétrolières stratégiques (Bab el-Mandeb) 
Depuis le 28 février 2026 Guerre en Iran Sous couvert d’une intervention militaire présentée comme visant à défendre la démocratie ou la stabilité politique en Iran, il est toutefois permis de penser que les véritables enjeux pourraient être le contrôle d’une région stratégique pour le pétrole mondial, et notamment du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde.

Les conflits et tensions où le pétrole a servi d’arme diplomatique / économique

Dates Événements Explications
1973 Embargo pétrolier arabe Suspension des exportations vers les alliés d’Israël (guerre du Kippour), choc pétrolier mondial
1979 Révolution iranienne Chute de la production iranienne → second choc pétrolier
1990-2003 Sanctions ONU contre l’Irak Programme « pétrole contre nourriture », fortes restrictions sur les exportations
Années 2000-2020 Sanctions contre l’Iran Restrictions américaines et européennes sur ses exportations pour peser sur le nucléaire
Depuis 2017 Sanctions contre le Venezuela Exportations de brut visées par Washington pour affaiblir le régime Maduro
Depuis 2022 Sanctions contre la Russie Plafond de prix du G7 et embargo maritime UE sur le brut russe ; redirection des flux vers l’Asie
1980, 2019, etc. Crises du détroit d’Ormuz Menaces iraniennes de bloquer ce passage stratégique (30 % du pétrole mondial)
Années 2000-2020 Conflits internes au Nigéria Groupes armés attaquant des infrastructures pétrolières dans le delta du Niger pour obtenir des concessions
Divers (années 1970-2000) Nationalisations pétrolières Utilisées comme levier politique et économique (Mexique, Venezuela, Bolivie)

 Le pétrole joue également un rôle important pour le Dollar américain. Les déclarations de pays comme l’Arabie saoudite ou les BRIC (Brésil, Chine, Inde, Russie) portant sur leur volonté de sortir d’un modèle dominé par l’USD pour les importations et exportations de pétrole pourraient bouleverser le marché des matières premières tout entier.

Pourquoi le cours du pétrole peut-il être nul ou négatif ?

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Une baisse marquée de la demande sur plusieurs mois peut entraîner des problèmes de stockage du pétrole qui se répercutera sur le prix du baril de brut, avec un léger décalage en fonction de la date des contrats à termes, très utilisés pour trader ce type de matière première. En cas de crise aigüe, le prix pourra même passer en territoire négatif. C’est la situation que nous avons connue en avril 2020 lors de la pandémie de Covid19.

En fait, le 20 avril 2020, le baril WTI pour livraison en mai a d’abord dégringolé à zéro avant de clôturer à un prix négatif de -37,63 dollars, un phénomène inédit en près de 40 ans de cotation du pétrole ! Cela veut-il dire que le pétrole ne vaut plus rien ? Non, évidemment. Cette aberration repose surtout sur l’un des principaux produits financiers qui permet de trader le pétrole et bon nombre de matières premières : les contrats à terme.

Avec un contrat à terme, les deux parties se mettent d’accord sur un prix à un instant T pour une livraison à une date ultérieure. Ce fameux 20 avril, ce sont les contrats à terme sur les barils de WTI du mois de mai qui se sont effondrés car la livraison devait intervenir le lendemain, le 21 avril. Avec la chute de la demande liée à la crise du coronavirus (avions au sol, voitures au garage et usines au ralenti), les capacités de stockage de l’or noir étaient depuis quelques semaines déjà arrivées à saturation et personne n’avait envie de se retrouver avec des barils sur les bras, ce qui explique les prix négatifs constatés le 20 avril. D’autant que ledit baril n’est pas livré dans un bidon et que le coût de stockage n’est pas anodin. Les acheteurs ont donc préféré payer pour ne pas recevoir la marchandise plutôt que d’en prendre possession et devoir payer d’importants frais de stockage !

Néanmoins, cet évènement sans précédent démontre bien qu’en raison de la spéculation qu’il peut y avoir sur les contrats à terme, il n’y a pas que les quotas de production de l’OPEP qui dictent les prix. Il faut prendre en compte la demande issue de la croissance économique, l’offre issue des quotas de production, les problématiques de stockage et de transport maritime, ainsi que d’autres facteurs comme la géopolitique (embargo) et même l’analyse technique (utilisée par les traders). Ce sont donc de nombreux paramètres qui rentrent en jeu dans l’évolution du cours du pétrole.

Consulter également notre article Quel est votre style de trading ?

Où investir dans le pétrole en 2026 ?

Vous vous demandez peut-être comment investir dans le pétrole en Afrique ou dans une autre région du globe. Le marché du pétrole étant mondialisé, sachez qu’il n’est pas possible de cibler la région productrice lorsque l’on achète un ETF Pétrole ou un produit dérivé sur le pétrole quel qu’il soit. Pour investir dans le pétrole en Afrique (ou ailleurs) un investisseur particulier devra forcément passer par un investissement dans les sociétés pétrolières qui exploitent le pétrole dans ces régions, car il ne peut acheter directement le pétrole aux puits et gérer les livraisons, stocker la matière première, etc.

En tant qu’investisseur particulier, il n’est donc possible de cibler sa région de production qu’en achetant des actions de sociétés qui exploitent des gisements sur les territoires visés. Par exemple, de nombreuses entreprises exploitent du pétrole en Afrique comme Total Gabon ou Maurel & Prom. En Arabie saoudite, c’est Saudi Aramco, l’une des plus importantes capitalisations boursières au monde qui exploite l’or noir. En Chine, on peut citer la société Sinopec.

Attention cependant, car investir dans les sociétés qui exploitent des forages pétroliers peut vous amener à réaliser des pertes, alors même que le prix du pétrole augmente. Par exemple, si la société est mal gérée, ou encore si les ressources naturelles exploitées par le forage sont épuisées. Une instabilité politique dans le pays dans lequel l’entreprise est présente, pourrait entraîner une perte de la concession et provoquer une forte baisse de la valeur de l’entreprise, sans que ce soit lié à l’évolution du prix du baril de pétrole.

À moins que vous n’ayez une vision précise sur les exploitations pétrolières d’une zone géographique, il sera toujours préférable d’acheter directement un produit de bourse qui réplique les prix du Brent si vous avez une vision sur l’évolution du prix du pétrole.

Quand investir dans le pétrole ?

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Quand on se demande quand investir dans le pétrole, la première chose à garder en tête est qu’il n’existe pas de règle simple. Le marché du pétrole est extrêmement sensible à de nombreux facteurs : la croissance mondiale, les décisions de l’OPEP, les tensions géopolitiques ou encore l’évolution des stocks. Autrement dit, il n’y a pas de stratégie magique permettant d’acheter systématiquement au bon moment.

En revanche, certains repères peuvent aider à mieux comprendre les niveaux de prix du marché. Parmi eux, le coût de production du pétrole est souvent utilisé comme point de référence. Selon les régions du monde, ce coût peut varier fortement. Aux États-Unis, par exemple, une grande partie de la production provient du pétrole de schiste, dont le coût d’extraction est généralement plus élevé, souvent estimé entre 40 et 60 dollars le baril selon les zones.

À l’inverse, dans les pays du Golfe, comme l’Arabie saoudite, le pétrole est beaucoup plus facile à extraire et les coûts de production peuvent parfois descendre autour de 10 à 20 dollars le baril. Ces niveaux donnent une indication du seuil à partir duquel certaines productions deviennent moins rentables. En pratique, lorsque le prix du pétrole se rapproche de ces coûts de production, cela peut constituer un niveau intéressant à surveiller pour les investisseurs, car l’offre a tendance à s’ajuster lorsque les prix deviennent trop bas.

Cours du pétrole WTI de 1987 à 2026

cours du petrole depuis 1987

Source : ProRealTime Web

L’analyse technique peut être un outil particulièrement utile pour les investisseurs qui cherchent à affiner leurs points d’entrée et de sortie sur un marché. En observant les tendances, les supports ou encore les résistances, elle permet souvent d’améliorer le timing d’un investissement.

Toutefois, dans le cadre d’une analyse de très long terme, comme celle que nous menons ici sur le marché du pétrole, l’approche est un peu différente et il est préférable de parler d’une analyse statistique plus que technique, car plutôt que de chercher des signaux techniques précis à court terme, il peut être plus intéressant de prendre du recul et d’observer l’évolution historique des prix sur plusieurs décennies.

Et sur ce point, un élément saute aux yeux. Sur près de quarante ans d’historique, il est extrêmement rare que le prix du pétrole reste durablement sous les 40 dollars le baril.

Entre la fin des années 1980 et le milieu des années 2010, les prix n’ont pratiquement jamais évolué sous ce niveau. Certes, il y a eu des épisodes exceptionnels, comme la crise du Covid en 2020, lorsque les contrats à terme sur le WTI sont brièvement passés en territoire négatif.

Mais ces événements restent très ponctuels. D’un point de vue statistique, si l’on observe les 39 à 40 dernières années, le pétrole a passé l’essentiel de son temps au-dessus de la zone des 40 dollars. Pour un investisseur de long terme, cette observation constitue un repère intéressant.

Plus le prix du baril se rapproche de ce niveau, plus il peut être pertinent de commencer à se positionner à l’achat. À l’inverse, lorsque le pétrole s’en éloigne fortement à la hausse, le potentiel devient mécaniquement plus limité.

Dans cette logique, et pour reprendre l’idée souvent évoquée par Warren Buffett, investir consiste surtout à être patient et à acheter au bon prix. Sur le pétrole, attendre un retour vers la zone des 40 dollars, puis renforcer progressivement si les prix descendent vers 35, 30 ou même 25 dollars, peut ainsi constituer une approche cohérente pour un investisseur qui raisonne sur le long terme.

Analyse technique moyen terme 2026 sur le pétrole WTI

analyse-technique-court-terme-wti-mars-2026

Source : ProRealTime Web

Si l’on zoome maintenant sur le graphique pour adopter une lecture un peu plus technique du marché, plusieurs niveaux de prix intéressants apparaissent.

Le premier seuil à surveiller se situe clairement autour des 100 dollars le baril. Ce niveau constitue à la fois une résistance technique importante et un niveau psychologique majeur pour les investisseurs. Historiquement, le passage au-dessus ou en dessous des 100 dollars a souvent provoqué des réactions marquées sur le marché pétrolier. Dans le contexte actuel, ce seuil représente donc une barrière clé.

Juste au-dessus, la zone des 105 dollars constitue la prochaine résistance notable. Si le marché parvenait à franchir ces deux niveaux, il pourrait alors se rapprocher des plus hauts historiques observés sur le pétrole.

Pour mémoire, le record du WTI se situe autour de 147 dollars le baril, atteint en 2008.

Dans un scénario où les tensions géopolitiques resteraient fortes, notamment si la guerre en Iran devait se prolonger ou s’intensifier, un retour vers la zone des 150 dollars ne serait pas totalement à exclure. Cela dit, il est important de rappeler qu’aujourd’hui, la dynamique du pétrole est avant tout dictée par le contexte géopolitique.

L’analyse technique permet de repérer des niveaux de prix importants, mais c’est bien la situation au Moyen-Orient qui influence la tendance de fond. Si les tensions venaient à se calmer ou si un apaisement intervenait dans le conflit, une correction du pétrole serait tout à fait envisageable. Dans ce cas, le premier support majeur visible sur le graphique se situe autour de 76-77 dollars le baril.

Juste en dessous, on retrouve un support intermédiaire vers 73 dollars, puis un niveau plus secondaire autour de 65 dollars. Enfin, un support plus lointain, mais néanmoins important, apparaît vers 56 dollars, même si les prix en restent aujourd’hui encore assez éloignés.

Tableau des principaux niveaux techniques à surveiller sur le cours du pétrole actuellement

 

Niveau technique Prix (USD) Commentaire
Support majeur (long terme) 56 $ Support plus éloigné mais important dans une perspective de moyen à long terme.
Il correspond à une zone historiquement surveillée par les investisseurs.
Support mineur 65 $ Support technique plus faible mais néanmoins identifiable sur le graphique.
Il pourrait servir de zone d’arrêt intermédiaire en cas de baisse plus marquée
Support intermédiaire 73 $ Niveau de soutien secondaire situé juste sous le support majeur.
Il pourrait temporairement stabiliser les prix en cas de correction.
Support majeur 76 à 77 $ Zone de support clé actuellement visible sur le graphique.
En cas d’apaisement géopolitique ou de correction du marché, c’est le premier niveau vers lequel les prix pourraient revenir.
Résistance majeure 100 $ Niveau psychologique très important pour le marché pétrolier.
Les 100 $ constituent une barrière symbolique et technique souvent surveillée par les investisseurs.
Un franchissement durable pourrait relancer la dynamique haussière
Résistance intermédiaire 105 $ Dernière zone de résistance identifiée avant un éventuel retour vers les plus hauts historiques du pétrole.
Si ce niveau cède, le marché pourrait viser des niveaux beaucoup plus élevés.

Comment investir dans le pétrole en 2026 ?

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Peut-être vous demandez-vous comment investir dans le pétrole en Bourse ? Comment investir dans le pétrole Brent ou le WTI ?

Il existe plusieurs possibilités pour l’investisseur particulier qui voudrait investir dans l’or noir. Découvrez dans cette vidéo comment investir sur le pétrole via les principaux actifs financiers permettant de se positionner sur le pétrole.

3 moyens d’investir dans le pétrole : en vidéo

Les produits dérivés pour trader le pétrole

Vous pouvez choisir d’investir dans le pétrole via des produits dérivés comme les CFD, les futures ou les options, mais aussi des produits de Bourse comme les Turbos ou les ETP. Les produits dérivés s’adressent aux traders avertis qui pourront directement spéculer sur le pétrole. Plusieurs brokers permettent de traiter des produits dérivés comme Saxo BanqueInteractive Brokers ou encore IG par exemple.

Attention, certains produits dérivés sont des produits de Bourse, listés, cotés et régulés, à l’image des turbos par exemple. Ces produits de Bourse permettent de se positionner sur les cours du Brut sans risquer de perdre plus que la somme initialement investie. D’autres, comme les CFD, sont des produits qui s’échangent de gré-à-gré et peuvent faire perdre à l’investisseur, en cas de mauvaise anticipation, une somme supérieure à celle initialement investie (sauf avec un compte à risque limité). Les contrats à terme, eux, bien que listés en bourse, fonctionnent sur le principe d’un emprunt (marge) et investir dans le pétrole via un contrat à terme (ou Future) implique de s’exposer à un risque qui peut dépasser l’investissement initial. La prudence est donc de mise et l’on réservera ce type d’investissements sur le marché du pétrole aux traders les plus expérimentés, familiers des produits dérivés, et qui disposent d’un horizon de placement court terme.

Les ETF pour investir dans le pétrole

Les trackers sont d’excellents moyens d’investir dans le pétrole sur le moyen-long terme notamment. Mais qu’est-ce qu’investir dans le pétrole via un ETF ? Les ETF ou trackers sont des fonds indiciels cotés en Bourse qui s’échangent comme une action. Ils ont pour objectif de répliquer la performance d’un indice de référence qui peut être l’indice pétrole ou l’indice du secteur des matières premières par exemple.

Il peut s’agir d’un ETF répliquant le prix des actions du secteur pétrolier, ou encore un ETC (Exchange traded commodities) répliquant la valeur même du WTI ou du Brent. Pour investir en ETF, plusieurs courtiers en ligne comme Bourse DirectDEGIRO ou encore Trade Republic seront parfaitement adaptés.

Les actions de sociétés du secteur pétrolier pour se positionner indirectement sur l’or noir

Vous pouvez également investir dans des sociétés en lien direct avec ce marché comme par exemple des sociétés d’exploitation de gisements de pétrole telles que Royal Dutch Shell, BP ou TotalEnergie. Il existe également de nombreuses activités parapétrolières dont les liens avec le secteur pétrolier sont moins évidents mais tout aussi directs.

En outre, les OPCVM permettent d’investir dans les sociétés du secteur pétrolier en déléguant la gestion et le choix des sociétés à un gérant spécialisé sur les matières premières et sur le marché pétrolier.

Tous ces actifs financiers sont disponibles chez votre courtier en ligne et peuvent être logés sur un compte titre ou sur un PEA (pensez à vérifier pour ce dernier que l’action convoitée est bien éligible).

Pour investir sur des actions internationales, il peut être judicieux de s’orienter vers des courtiers en Bourse dont les frais sur ce type d’actions sont compétitifs comme Freedom24eToro ou encore XTB par exemple.

Comment trader le pétrole ? Nos conseils de pro

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Le prix du pétrole est étroitement lié à l’activité économique mondiale, et plus particulièrement à la production industrielle des entreprises. En effet, quand il y a de la croissance, les entreprises produisent plus, ce qui amène forcément à une croissance de la demande de pétrole (production industrielle, transport de marchandise, énergie).

Certains traders considèrent même dans leur analyse fondamentale que le prix du pétrole puisse être une forme d’indice de l’activité industrielle et commerciale dans le monde.

Pour trader le pétrole de manière professionnelle, il ne suffit pas de regarder un graphique. Le prix du pétrole est influencé par de nombreux facteurs fondamentaux, économiques et géopolitiques.

Un trader professionnel doit donc suivre en permanence l’équilibre entre l’offre et la demande mondiale, les décisions des grands pays producteurs, ainsi que les événements susceptibles de perturber la production ou le transport.

Les principaux éléments qu’un trader professionnel du pétrole doit suivre

Élément à suivre Pourquoi c’est important Impact sur le pétrole
Décisions de l’OPEP+ L’OPEP+ contrôle une grande partie de la production mondiale.
Ses décisions influencent directement l’offre disponible sur le marché.
Une baisse de production fait généralement monter les prix.
Une hausse de production peut les faire baisser.
Stocks de pétrole américains (EIA, chaque mercredi) C’est l’indicateur le plus surveillé à court terme.
Il montre s’il y a trop ou pas assez de pétrole disponible.
Stocks en baisse = signal haussier
Stocks en hausse = signal baissier
Production américaine Les États-Unis sont le premier producteur mondial.
Leur niveau de production influence fortement l’équilibre mondial.
Production en hausse = pression baissière
Production en baisse = soutien des prix
Tensions géopolitiques Les conflits ou tensions peuvent perturber la production ou le transport du pétrole. Augmente l’incertitude et fait souvent monter les prix
Valeur du dollar Le pétrole étant coté en dollars, sa valeur dépend aussi de la force de la monnaie américaine. Dollar fort = pétrole souvent plus faible
Dollar faible = pétrole souvent plus fort
Demande mondiale (Chine, États-Unis, Europe) Ces régions sont les plus grands consommateurs de pétrole.
Leur activité économique influence la demande.
Forte demande = hausse des prix
Faible demande = baisse des prix
Niveaux techniques (supports, résistances) Ce sont les zones où les traders prennent leurs décisions d’achat ou de vente. La cassure d’un niveau important peut provoquer un mouvement rapide.
Volatilité du marché Elle mesure l’intensité des mouvements de prix.
Plus elle est élevée, plus les mouvements sont rapides.
Forte volatilité = mouvements plus importants et opportunités plus nombreuses
Annonces économiques majeures Elles donnent des indications sur la santé de l’économie mondiale et la future demande en pétrole. Bonne économie = hausse probable Ralentissement = baisse probable
Positionnement des grands investisseurs Les fonds d’investissement influencent fortement les tendances du marché. Achats massifs = hausse
Ventes massives = baisse

Conseils de professionnel pour trader le pétrole en 2026

Au-delà du suivi des données économiques et des graphiques, certains principes font clairement la différence entre un débutant et un trader expérimenté sur le pétrole.

Voici quelques conseils essentiels utilisés par les professionnels pour mieux comprendre et anticiper les mouvements du marché :

  • Le pétrole réagit surtout aux surprises : ce n’est pas tant la statistique elle-même qui fait bouger les prix, mais l’écart entre ce que le marché attendait et la réalité. Une donnée meilleure ou pire que prévu peut provoquer un mouvement rapide.
  • Les niveaux techniques jouent un rôle clé : de nombreux traders surveillent les mêmes niveaux de prix. Lorsqu’un support ou une résistance est atteint, cela peut provoquer des rebonds ou, au contraire, des accélérations si le niveau est cassé.
  • La volatilité fait partie intégrante du marché pétrolier : des variations de plusieurs pourcents en une seule séance sont fréquentes. Il est donc important de ne pas être surpris par des mouvements rapides, qui sont normaux sur cet actif.
  • Les publications hebdomadaires sur les stocks sont déterminantes : le rapport publié chaque mercredi aux États-Unis influence très souvent la direction du marché à court terme, car il donne une indication concrète de l’équilibre entre l’offre et la demande.
  • Le Brent est plus sensible aux tensions internationales : contrairement au pétrole américain (WTI), le Brent reflète davantage les conditions du marché mondial. Il réagit donc plus fortement aux conflits, aux sanctions ou aux perturbations du transport maritime.
  • Les tendances du pétrole peuvent durer dans le temps : lorsqu’un mouvement haussier ou baissier s’installe, il peut se prolonger pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Identifier la tendance principale permet d’éviter d’aller à contre-courant du marché.
  • Les grands acteurs dominent le marché : les mouvements les plus importants sont souvent provoqués par les banques, les fonds d’investissement ou les producteurs eux-mêmes. Le marché peut donc parfois évoluer rapidement lorsque ces acteurs ajustent leurs positions.
Consulter également notre article Compte démo : pourquoi et comment s’en servir ?

Un recul du prix du pétrole positif pour la croissance mondiale

Les faibles prix pétroliers, à moyen et long terme, provoquent un transfert de revenus des épargnants vers les consommateurs et contribuent à diminuer la propension à épargner, ce qui pénalise le secteur financier mais est favorable à la croissance économique. La faiblesse des prix du pétrole que nous avons pu connaître en 2020 a été l’un des leviers pour accompagner la reprise économique. Avec le rebond de l’activité économique et le retour de la croissance, les prix du pétrole sont naturellement repartis à la hausse.

Les phases de correction que nous avons pu voir sur le pétrole dès qu’il atteignait 80 $ au cours de l’année dernière, est sûrement l’un des facteurs ayant contribué à éviter la récession en 2025. Mais il faudra encore attendre un peu pour affirmer avec certitude que les risques de récession sont écartés pour 2026.

Une baisse du prix du baril de pétrole a de fortes répercussions

Les craintes liées au pétrole et à la liquidité engendrent une augmentation des taux des obligations risquées. Bon nombre de devises estampillées « pétrole » subissent de plein fouet l’association du pétrole déprécié et dollar fort. C’est par exemple le cas du dollar canadien et de la couronne norvégienne, les deux pays exportateurs de pétrole du G10 sont particulièrement touchés en cas de baisse du baril. Comme toujours en période de fluctuations importantes et de turbulence sur les marchés, l’or demeure une valeur refuge très prisée des investisseurs. Investir dans l’or jaune, c’est généralement parier sur des perspectives baissières pour l’or noir. À l’inverse, considérer qu’il est déjà trop tard, c’est considérer que le pétrole a atteint son prix plancher.

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Une chute des cours du baril amène nécessairement à une concentration du secteur

C’est même sur cette affirmation que s’est fondée courant 2019 la stratégie saoudienne qui, pour éliminer nombre de ses concurrents américains, a voulu mener une politique d’effondrement des prix. En effet, les coûts de production du pétrole de schiste américain sont élevés, notamment les barils de WTI produits au Texas, au Nouveau-Mexique ou encore en Louisiane. Selon une enquête récente de la Réserve fédérale de Dallas, ils doivent se situer en moyenne entre 23 et 36 dollars par baril pour couvrir les coûts d’exploitation des puits existants. La faiblesse des cours du pétrole de l’ère pré-covid ont donc poussé plusieurs acteurs du secteur pétrolier et parapétrolier à mettre la clé sous la porte.

Quelles sont les répercussions d’une hausse du prix du pétrole sur l’économie ?

Une hausse du prix du pétrole peut entraîner des répercussions économiques importantes, notamment pour les pays qui sont dépendants de cette matière première pour leur consommation et leur production.

L’augmentation du prix du pétrole peut aussi avoir un impact important sur le pouvoir d’achat des ménages. En effet, le prix des carburants et du chauffage au gaz ou au fioul peuvent en cas de fortes hausses déstabiliser le budget de nombreux ménages.

La hausse du prix du pétrole peut aussi fortement pénaliser les entreprises, augmentant le coût de production industrielle et le coût des transports de biens et de matière première. À la suite de quoi les entreprises devront, soit réduire leurs marges, soit augmenter le prix de vente, ce qui alimentera la baisse du pouvoir d’achat des ménages comme précédemment évoqué.

En d’autres termes, l’augmentation du cours du pétrole est un facteur qui peut entraîner une reprise de l’inflation.

Consulter également notre article Comment trader avec Fibonacci

Faut-il investir dans le pétrole en 2026 ? Avis Café du Trading

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La question de savoir s’il faut investir dans le pétrole début 2026 est devenue particulièrement délicate. Ceux qui ont eu la chance (ou l’intuition) de se positionner en tout début d’année, lorsque le baril évoluait encore autour de 60 à 65 dollars, peuvent déjà se féliciter. À ce moment-là, peu d’investisseurs anticipaient réellement qu’un conflit majeur puisse éclater en Iran et provoquer une telle envolée des prix du pétrole en quelques semaines. Dans ce cas de figure, la question se pose assez peu : si vous êtes déjà positionné et que votre stratégie est cohérente avec votre horizon d’investissement, conserver votre position peut rester tout à fait pertinent.

La situation est en revanche plus délicate pour les investisseurs qui ne sont pas encore exposés au pétrole. Aujourd’hui, le baril évolue autour de 97 à 100 dollars, un niveau déjà très élevé comparé à celui observé au début de l’année. Bien sûr, les prix pourraient encore progresser, notamment si les tensions géopolitiques s’intensifient ou si le conflit au Moyen-Orient devait se prolonger. Mais selon notre analyse chez Café de la Bourse et Café du Trading, une grande partie du mouvement haussier semble déjà avoir été réalisée. Dans ces conditions, le ratio rendement/risque devient moins favorable, car acheter un actif après une hausse aussi rapide expose davantage à un risque de correction.

Il faut également garder une chose essentielle en tête : malgré toutes les analyses techniques et fondamentales que l’on peut réaliser, l’avenir reste par définition incertain. Nous avons analysé dans cet article les facteurs géopolitiques, les équilibres entre l’offre et la demande, les coûts de production et les niveaux techniques importants sur le marché du pétrole. Mais aucun modèle, aucune analyse ne permet de prédire avec certitude l’évolution future des prix.

Dans ce contexte d’incertitude, une approche prudente peut consister à adopter une stratégie d’investissement progressive et disciplinée. Plutôt que d’entrer sur le marché en une seule fois, certains investisseurs privilégient une méthode appelée DCA (Dollar Cost Averaging), qui consiste à investir progressivement dans le temps en fractionnant ses achats. Cette approche permet de limiter le risque de se positionner au mauvais moment sur un marché particulièrement volatil.

Autrement dit, investir dans le pétrole en 2026 reste tout à fait envisageable. Mais dans le contexte actuel de fortes tensions géopolitiques et de grande volatilité, la prudence reste de mise. Ceux qui ont investi au début de l’année peuvent se féliciter de leur timing. Pour les autres, il n’est jamais trop tard pour se positionner, mais il faudra probablement le faire avec méthode, patience et beaucoup de prudence.

Quelques questions sur l’investissement dans le pétrole ?

De très nombreux moyens d’investir dans le pétrole existent : produits dérivés pour les traders avertis qui souhaitent investir à court terme, ETF pour investir sur le cours du Brut à moyen long terme, mais aussi actions de sociétés d’exploitation de gisements par exemple, via des titres vifs ou des OPCVM.

Il paraît judicieux d’investir dans le pétrole lorsque les cours atteignent des plus bas historiques. Attention cependant, tant que les raisons pour lesquelles les prix ont chuté sont présentes, la reprise d’une hausse pourrait être compromise. En outre, rappelez-vous que le cours de l’or noir est très volatil et qu’il est moins risqué d’investir avec un horizon de placement long terme.

Les cours du pétrole varient avant tout selon l’offre et la demande. Alors que les année 2020 et 2021 ont été marquées par une situation inédite avec le Covid-19 et une économie à l’arrêt, ce sont davantage d’éventuelles perspectives de reprise de la croissance économique qui sont susceptibles de faire grimper le cours du pétrole en 2026.

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